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 blurred minds. (jules&jaël)

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Jaël Sherman

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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Dim 29 Mai - 18:59


JULES&JAËL
blurred minds
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elle observe à la dérobé ce bout de monde qui n'est pas le sien. assise en tailleur, les jambes croisées, la jolie danseuse elle observe le ciel de la chambre, elle regarde les murs et les millions de détails qui devraient la renseigner sur ce jules. mais rien ne vient, tout reste vain. c'est une énigme sans réponse, un creux d'existence inconnu, une ombre dont on ne discerne pas le propriétaire. alors elle attend qu'il revienne, peut-être pour lui poser simplement la question. cette question auquel il n'a répondu que froidement, sans même se nommer. t'es qui ? il ne tarde pas à revenir le petit prince de la maison, réduit au rang de souillon. il pointe le bout de son nez, prêt à reprendre sa vie là où il l'avait laissé. mais dans sa vie maintenant y'a jaël. l'ignominie. elle a l'air perdue sur cet îlot au milieu de la chambre. elle a perdue sa couronne de princesse au moment de la descente aux enfers de son partenaire de jeu. il a plus l'air de rigolé le môme. il a des éclairs plein les yeux et la rage dans son coeur d'enfant meurtri. il est froid, distant, méprisant. il est cruel avec elle. c'est pas encore l'heure de partir. elle ne veut pas avouer qu'après ce remue ménage elle veut simplement rester. peut-être tenter de se faire pardonner. elle a cet air gamin, enfantin sur le visage, les joues rosées, les lèvres pincées. elle marche sur des oeufs, fichée comme elle est. il est certain qu'il ne va pas la laisser rester. je savais pas. elle sait pas trop ce qu'elle met dans ses mots. elle tente de dire plusieurs choses à la fois. de s'excuser sans toutefois s'agenouiller. de lui dire je savais pas. je savais pas que ton père était comme ça. je savais pas que ça tournerait comme ça. elle se fiche bien que son ego en ait pris un coup à devoir ramasser les copeaux de verre par terre. elle se fiche bien qu'il la haïsse pour avoir passer la serpillière. parce que ça va bien au delà de ça. c'est quelque chose qu'ils maîtrisent pas. c'est un monde adulte qui les enferme dans ce qu'ils ne choisissent pas pour les former à hériter de ce qu'ils ne veulent pas. l'adultère, la luxure, le fric. tout ce matérialisme qui elle l'importe si peu, elle espère peut-être que jules aussi il s'est trouvé pris au jeu, sans avoir demandé de participer. ces deux mômes sont là ce soir, parce que la volonté de leurs parents a été exaucée. j'veux juste mettre un point au clair. un point sur lequel j't'ai mal jugé. elle prend des pincettes la reinette. elle tente de recoller une partie des morceaux qu'elle a brisé. elle tremble presque de s'exprimer. elle tremble parce que la colère de jules est palpable, et qu'elle ne le connaît pas assez pour mesurer ses réactions. elle redoute que tout ça il le rejette d'un revers de la main. t'es pas comme ton père. mais moi je suis pas comme ma mère. elle le regarde en mordant sa lèvre carmin. et elle tremble à l'idée qu'à nouveau il l'assassine de son venin.
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Jules Bernstein

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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Lun 30 Mai - 6:59

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y’a cette multitude d’émotions qui passent une à une sur son visage quand il la voit, là, assise sur son lit, dans l’unique pièce où il se trouve encore en sécurité, la seule dans laquelle personne ne rentre jamais. y’a la colère qui atteint le sommet de la montagne, qui se bat pour repousser toutes autres émotions. y’a ce mépris, au coude à coude avec la colère. et puis y’a ce dernier sentiment, plus doux, plus humain. la compassion. jules, il ne connait rien de toutes ces choses mais il a appris de la frustration, cette haine qui nait d’une sensation qui le bouffe de l’intérieur. il a appris à être plus fort, à ne pas céder aux airs attendrissants d’une femme. il fait un pas dans cette pièce chargée de souvenirs et pourtant si impersonnelle, il la regarde elle. plus douce, plus enfantine. y’a cette chose qui a changé sur son visage mais ça ne l’arrête pas le prince, parce qu’il lui en veut encore un peu plus au fil des secondes qui s’écoulent. qu’est-ce que tu veux ? parce que j’crois pas que tu sois réellement là pour t’excuser. parce qu’elle l’aurait déjà fait sinon. parce que dire qu’elle ne savait pas c’est trop simple, même pour lui. peut-être que les choses auraient pu se passer autrement si elle avait accepté le sourire qu’il lui avait fait. peut-être que jules ne serait pas là, à la limite de la menacer de quitter sa chambre. elle aurait dû prendre ce sourire, le seul sourire qu’il a esquissé avec difficulté le prince. celui qui voulait dire bienvenue dans cette merde sans nom, celui qui disait qu’une entente était possible entre les deux dommages collatéraux de cette relation malsaine. mais poupée elle l’a rejeté ce sourire. elle a rejeté le prince, piquant une première fois son égo démesuré.  j’serai toi je m’inquiéterai pour ma mère. ou alors je me mettrai à espérer qu’elle ne soit pas attachée. parce que, crois-moi, il va la détruire. ça allait bien au-delà d’une simple mise en garde, c’était un conseil qu’il lui donnait. inespéré. parce que, lui, il en a rien à foutre de cette femme, il s’en fout pas mal qu’elle souffre mais y’a cette image qui lui revient en tête. celle d’une mère inquiète pour son enfant. ça non plus il ne connait pas le môme, alors ça touche ce point sensible. son talon d’achille. mais c’est trop tard maintenant. qu’est-ce qui te fait dire ça ? parce que ça serait assez logique que je lui ressemble. comme ça me parait logique que tu ressembles à ta mère. il ne veut pas le prince, il ne veut pas ressembler au roi mais il le dit pas, il ne lui donne pas raison. perdu dans ce duel d’égo.  t’es comme elle, attirée par tout ça. cet argent. la belle vie. parce que si ta mère finit dans le pieu de cet homme ce soir c’est parce qu’elle a su attirer l’attention sur elle. comme tu l’as fait toi aussi. il est plein de sarcasme jules. parce que c'est bidon mais c'est réel, les enfants ressemblent à leurs parents.
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Jaël Sherman

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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Lun 30 Mai - 9:26


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elle sait pertinemment qu'elle l'échauffe à l'intérieur, que si elle refait un pas de travers il hésitera pas à la foutre dehors et à lui jeter ses escarpins à la figure. elle sait qu'il hésitera pas, parce qu'il sait pas. et elle ne veut pas qu'il sache. elle veut plus que ça s'ébruite, qu'on la considère comme une poupée de verre qu'on charrie avec précaution. elle veut qu'on la brusque, qu'on réponde à ses provocations. elle veut continuer de vivre, pour le temps qu'il lui reste, et les respirations qu'elle égrène. je m'excuserai pas. t'es aussi fautif que moi. elle cherche pas à jouer les enfants gâtées. elle veut pas de sa pitié, pas se faire pardonner. simplement balayer les préjugés. elle se rassied au bord du lit, ses orteils ne touchant même pas le sol. elle les balance dans le vide écoutant les mots lourds, les mots durs de jules. elle écoute les oreilles grandes ouvertes et les sens en alerte. y'a son palpitant qui au fond de sa poitrine rate un battement. ne soit pas attachée. il va la détruire. elle tourne les yeux vers lui. vivement, violemment. y'a cette haine, ce désespoir au fond de ses océans. y'a ce double sens qu'elle seule percute, qu'elle seule comprend. t'attaches pas jaël. jamais. c'est une promesse qu'elle s'est faite, qu'elle s'est inscrite dans les veines. je sais. elle répond froidement. la glace au fond du coeur, l'iceberg de la douleur. je sais c'que ça fait. elle saute doucement sur ses pieds, quittant le lit de sa majesté. elle attrape ses jolies chaussures, en faisant des bracelets à ses poignets. ce jeu lui plaît plus quand on perce à jour, qu'on l'a met à nue. même inconsciemment. t'es pas comme ton père, me fais pas croire que c'que j'ai vu tout à l'heure c'était de l'amour béant. oui elle a tout vu. les jolies mains du paternel, meurtrières qui se resserrent autour du col de sa chemise. le mépris familial qu'il n'a pas hésité à rejeter sur son fils. elle a tout vu, elle n'oublie pas. alors ne nie pas. et parle surtout pas d'moi comme si tu m'avais cerné en une heure. l'argent ça me fascine pas. les hommes non plus. et l'attention tu sais quoi ? j'en ai trop. alors si t'en veux, prend la, parce que moi j'étouffe là. elle le toise de ses yeux miroitant de détresse la princesse. elle sait parfaitement que les signaux allumés ne signifie rien pour lui. il sait pas, il sait rien. et ça vaut mieux. qu'il ne la ménage pas, qu'il la déteste. au moins elle aura l'ivresse d'être vivante.
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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Lun 30 Mai - 14:10

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c’est comme le refrain d’une même chanson qui passe en boucle. ce serpent qui se mord la queue. ils se renvoient la balle, à celui qui aura le dernier mot. et puis y’a ces masques qui tombent et qui sont rapidement remplacés par de nouveaux, comme si c’était impossible de croiser le regard sincère. alors si jules porte le masque du fils modèle en public, jaël ne déroge pas à la règle élémentaire. il doute le prince, il ne sait plus quoi penser de la jolie jaël. parce qu’elle passe d’une émotion à une autre, elle alterne les masques d’une minute à l’autre. ça finit de le déstabiliser momentanément, ça le laisse sans voix le temps d’une brève seconde, elle le déstabilise. et puis elle rejette la faute sur lui.  alors n’attends pas que je m’excuse à ta place. il se borne à n’entendre qu’une partie de la phrase, lui, l’enfant gâté qui déteste être mis devant ses responsabilités. il n’a pas l’habitude qu’une autre personne que son père le fasse alors, évidemment, elle le secoue. le pire c’est sûrement qu’elle n’en a pas conscience. parce qu’ils continuent leur petite guerre, deux enfants qui ne comprennent pas qu’ils ne sont que les petits soldats de deux adultes. ces mêmes adultes qui ne pensent plus à eux à cet instant, trop occupés à savourer les prémisses de leur relation adultérine. à celui qui piquera le plus l’autre, celui qui fera flancher l’autre en premier. mais jules il est blessé dans son amour propre, pas seulement parce qu’il a dû s’abaisser à nettoyer la merde de quelqu’un d’autre, pas seulement parce qu’il a dû ramasser ces quelques morceaux de cristal brisés. ça allait bien plus que loin pour lui. parce qu’une personne qu’il ne connait pas l’a vu, lui, dans cette position de faiblesse. parce que son masque est tombé. il n’en est pas sûr le gosse mais il est presque certain qu’elle l’a vu et puis il y a cette phrase, cette phrase qui ne fait que confirmer ses doutes. ça le fait déglutir le prince déchu, elle a compris.  disons qu’on est une famille particulière. et qu’on n’aura sûrement pas le prix de la meilleure famille cette année. ça lui écorche la bouche cette phrase, ça sort avec ce dégoût non dissimulé. famille. ils ne l’ont jamais été, même elle pourrait le comprendre. parce qu’elle a tout vu. mais il continue d’espérer le môme, espérer qu’elle n’a pas tout compris, parce que si c’est le cas elle connait déjà tout de lui. elle sait qu’il n’est pas ce prince dont il se donne l’air. elle sait qu’il n’est rien de plus que ce gamin apeuré. alors il écoute attentivement, il apprend simplement à la fermer jules. pourtant, il ne comprend pas la signification de ces mots qui ricochent contre lui. c’est vide de sens. il croise son regard, cherchant quelque chose à l’intérieur. un n’importe quoi qui l’aiderait à comprendre.  j’te dis simplement ce que j’ai vu, et m’dis pas que tu n’attendais pas d’être au centre de l’attention. parce que j’vois rien d’autre qui pourrait expliquer ton geste. peut-être qu’il répond à côté le gamin, mais y’a cette impression en lui. il n’a pas tous les détails, ça se sent. parce que sinon son père ne l’aurait pas pris comme ça, parce que sinon la mère de jaël n’aurait pas eu cet air si apeuré. elle était pas morte jaël, elle a juste brisé en morceaux une coupe de champagne sans raison.  
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Jaël Sherman

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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Lun 30 Mai - 16:28


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c'est une partie d'échec sans fin. elle pensait avoir le roi, finalement ce n'est qu'un pion. sa soirée ne se réduit qu'à l'illusion d'un court instant qui lui échappe. elle prend peu à peu conscience qu'elle vient de ruiner une autre nuit. elle ne devrait pas être là, à tenter de bafouiller des excuses à mots couverts, à vouloir rattraper un garçon qui n'aura plus d'importance dans quelques heures, à jouer les baby sitter pour un petit prince qui se contrefiche d'elle et qui ne fait qu'enfoncer un peu plus sa mère dans le bourbier dans lequel elle s'est fourrée. c'est un piège sans nom, duquel elle ferait mieux de se dépétrer maintenant. elle suffoque la poupée de verre, elle se fragilise. elle a besoin de retrouver son empire, loin du luxe et des étoiles montantes de l'upper east side. elle resserre doucement ses doigts autour des lanières de ses chaussures, alors que le petit king continue son speech, son mensonge iradiant. elle ne veut même plus le faire taire, lui faire ravaler cet air trop fier. elle veut s'enfuir, s'en aller, comme cendrillon au dernier coup de minuit. que le carrosse de rubis se restransforme en citrouille, que les valets et les cochers ne soit plus qu'une vieille illusion. ses yeux lui font mal, mal à force d'être trop exposés à la lumière du luxe. elle doit se casser, se barrer de cet endroit qui lui donne la migraine. elle a besoin de s'évader, d'aller danser. ça te va pas le mensonge p'tit prince. elle secoue doucement la tête, passant devant lui sans un regard. oublie va. c'était qu'un incident. sûrement un truc de prostituée comme ma mère. pour inciter à la provocation. vouloir attirer l'attention. elle insiste lourdement sur ces derniers mots, car elle préfère lui donner raison plutôt qu'argumenter encore et encore pour finir par avoir tord. parce que face à ce genre de môme c'est tout ce qu'on récolte. vite, elle passe devant lui, blizzard du soir. elle jette un vent froid sur la chambre endormie. elle serpente dans le labyrinthe du couloir, se perd un peu. trouve plus le chemin vers la sortie. elle a peur du chemin qu'elle emprunte, elle trouve une porte pose la main sur la poignée, prête à l'ouvrir. et puis s'arrête dans son élan. et si derrière se déroulait un tableau qu'elle ne voulait, ô grand jamais voir ?
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Jules Bernstein

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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Lun 30 Mai - 19:30

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ses mots résonnent dans la tête du gamin, ils prennent une toute autre ampleur. une autre dimension. il ment le prince, il n’y a rien de nouveau là-dedans, c’est ce qu’il fait depuis qu’il est en âge de parler. et depuis qu’il l’a vu pour la première fois, cette femme entrant dans le bureau de son père, cette femme qui n’est pas sa mère. il devait avoir dix ans le môme, il s’en souvient encore aujourd’hui, dans les moindres détails. il se souvient encore de cette chevelure blonde franchissant le seuil du bureau, ce vieux dossier sûrement vide de feuilles à la main, ce regard bleu océan qu’il croise avant que la porte ne se referme. dix ans et l’illusion prend fin, parce qu’il comprend que cette famille n’est qu’un mirage. il était trop jeune pour assimiler les choses à l’époque mais ça s’est enchainé, il ne se cachait plus le roi alors il a fini par comprendre jules. comprendre que sa vie est un mensonge, qu’ils souriaient tous en public pour mieux s’entretuer une fois le rideau tiré. alors quand elle lui dit ces quelques mots, jaël, ça le fait sourire le prince, ce sourire empli d’hypocrisie dont il a le secret. elle a tort. mais il ne répond rien pour autant, la laissant mener la dance, l’écoutant baisser les bras. il a gagné le prince mais n’en tire aucune satisfaction. y’a cette chose qui lui saute aux yeux, cette chose qu’il n’avait pas vu avant. il se laisse bousculer par ses mots, suivant ses pas du regard alors qu’elle l’ignore royalement. ça fait mal. il reste seul dans cette chambre et relève les yeux, détaillant les pans de mur, posant son regard sur le lit sur lequel elle était assise la poupée. il se dit qu’il l’a peut-être mal jugée. elle n’est pas la reine dans cette partie, peut-être qu’elle n’est pas un rôle aussi réducteur que celui qu’on donne à jules mais elle ne mène rien. elle est comme lui. alors il sort de sa chambre jules, il arpente ce couloir qu’il connait si bien et se dirige vers l’entrée. alors quand elle n’est pas il jure dans son silence jules, se disant qu’en plus d’avoir merdé avec elle, il allait sûrement se prendre une énième rouste quand ils se rendront compte que jaël n’est plus là. il traine des pieds sur le chemin du retour le prince et puis ça lui vient soudainement. il se précipite dans sa chambre, récupérant son téléphone. et puis y’a ces clés qu’il cherche. les clés de sa voiture. il jure une nouvelle fois le gosse, sachant pertinemment qu’il n’y a qu’un chemin possible. c’est comme s’il marchait sur des œufs le prince alors qu’il prend le chemin du salon. et c’est là qu’il la voit, main sur la poignée. il se stoppe, pas uniquement surpris par sa présence. il voudrait l’en empêcher mais il entend le bruit, cette porte qui s’ouvre sur cette vision. ça lui fout la gerbe jules et il détourne les yeux, mettant quelques secondes avant d’agir.   recule! il se précipite sur jaël, la repoussant pour tenter vainement de lui cacher la vue. même si c’est déjà trop tard, il le sait. il pose sa main sur la poignée, n’ayant plus qu’une envie. refermer cette porte. oublier. va dans ma chambre.  maintenant.   
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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Mar 31 Mai - 6:26


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elle s'est peut-être trop emporté la poupée. y'avait bien d'autres méthodes à employer, d'autres provocations qu'elle aurait pu invoquer pour réduire à néant la bouche méprisante du petit prince. mais le temps est déjà écoulé, il est l'heure de s'éclipser. elle s'est perdue dans le joli labyrinthe des portes closes. c'est un lieu trop étriqué pour sa soif de liberté. déjà son esprit frétille d'envie de revoir le monde depuis cette cage d'ascenseur qui la redescend en apesanteur. nuage mécanique, qui lentement, lentement la fait redescendre de cette olympe. elle déteste faire partie des puissants. il n'y a qu'un lieu où elle peut se prétendre déesse. une piste de danse. elle pensait peut-être échapper aux flammes de l'enfer, à la chaleur brûlante d'une relation adultère qui sévit derrière la porte. à croire que le gentil chien de l'enfer avait un train de retard. il déboule sur elle, plus enragé que protecteur. il s'est écoulé un semblant de seconde, le temps que le rideau tombe, que les décors de leur luxure s'effondre. elle a déjà le coeur au bord des lèvres, alors que la voix du petit roi explose en ordre indistinct. il la repousse et dans un claquement sec referme la porte. la peinture blanche n'est plus une surface lisse. sur celle-ci se redessine l'instant présent, le souvenir écœurant. elle a ses chaussures qui lui glissent des mains cendrillon alors qu'un automatisme dérangeant la ramène vers la chambre sereine du gamin. cette fois elle se réfugie pas sur le lit haut et princier du môme. elle préfère rester dans l'entrée. peut-être parce que ça lui fait peur à son tour de voir le monde dépecé de ses atours. elle ose pas s'aventurer dans ce cocon masculin qui lui paraissait si superficiel l'instant d'avant. elle est muette, à moitié choquée, mais par dessus tout dégoûtée. dégoûtée des hommes et de la naïveté d'une mère réifiée. mortifiée jaël elle n'a plus sa présence de reine, elle s'est recroquevillé comme un faon apeuré. elle voudrait partir mais la sortie lui semble trop loin. elle reste sur le pas de la porte, attendant juste que revienne le petit prince et ses foudres royales.
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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Mar 31 Mai - 17:33

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c’est trop tard, il le sait bien jules alors qu’il referme sa main sur la poignée de la porte blanche, mettant un terme à cette vue qui lui fout la gerbe. le rideau tombe. brutalement. beaucoup trop brutalement. dos à jaël, il ferme les yeux le gosse, le temps d’une seconde. parce qu’il ne veut rien d’autre qu’oublier. tout oublier. dégoût. colère. tristesse. tout y passe. ça s’enchaîne à une vitesse folle dans son esprit, si bien qu’il n’entend pas les pas de la jolie brune, il oublie le temps d’un instant qu’elle aussi l’a vu cette scène. qu’elle aussi a vu sa mère derrière cette porte. alors quand il ouvre les yeux et qu’il découvre qu’elle n’est plus là, il ne comprend pas tout de suite jules. il se met même à espérer que rien de tout ça ne soit réel, qu’il est en plein cauchemar et qu'à son réveil jaël n'existe pas. tout serait tellement plus simple. pourtant réel ça l’est, c’est comme une claque qu’on se prend de plein fouet au visage. alors il la cherche le prince, il déambule dans l’immensité de ce couloir qui lui parait si froid, jusqu’à sa chambre. là où il la retrouve enfin. ça a le mérite de l’étonner le prince. parce qu’il ne pensait pas qu’elle l’écouterait. parce qu’elle a l’air si différente d’un coup. alors, forcément, il ne sait plus quoi faire, comment s’y prendre avec elle. il hésite à poser une main sur son épaule, voulant la faire se retourner. mais il fait rien, parce qu’elle ne le voit sans doute plus que comme le fils du connard qui se tape sa mère. d’habitude il prend la peine d’entrer dans son bureau. ça lui traverse l’esprit, mais il le dit pas ça le prince, il se contente de rester dans son dos parce qu’il ne sait pas comment gérer les choses. il lui demande pas si ça va, il la connait déjà la réponse. il sait qu’elle se contentera de lui cracher sa haine à la figure, que dans un élan de colère il risque d’être considéré comme le responsable de tout ce manège.  je t’accompagne à la sortie. c’est ce que tu voulais faire, non ? il s’y prend mal jules, il ne dit pas qu’il aimerait qu’elle reste. il continue de jouer ce jeu de gars détaché, comme si rien ne s’était passé. comme si tout était normal. pourtant rien ne l’est, il se sait. rien de tout ça ne peut l’être.
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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Mer 1 Juin - 7:59


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elle a les yeux dans le vague. d'une sensation de déperdition. elle était peut-être encore trop candide jaël, trop innocente pour se figurer sa mère en compagnie d'une autre homme. une homme qui n'était pas son père. elle se perd au confins de ses souvenirs détruits par le chagrin. sa mère s'est tapée un autre type. un type friqué, riche, un type qui n'a que sa présence pour plaire. un type comme jules. jules le petit prince et sa froideur sans précédent. même pas une parole de compassion, ni même de confusion ou d'hésitation. il est froid, droit, il se fiche des états d'âme d'une petite poupée à la gorge nouée. il s'en fiche tellement qu'il propose galamment de la mettre dehors. elle n'aurait peut-être pas dû esquiver son sourire. elle n'aurait peut-être pas dû, briser la glace entre eux. se croire plus maligne pour se retrouver tétanisée comme une gamine. elle se tourne à demi poupée fragile, elle acquiesce en silence sans le regarder, sans même le considérer. ce garçon est insignifiant. son père est insignifiant. ce monde est insignifiant. elle a la gerbe du luxe et de la richesse. vivement qu'elle clamse en fait, elle n'aura plus à supporter la perversité de cette société. ouais. c'est c'que tu voulais aussi. elle désigne sa poche qui vibre à nouveau. énième fois depuis qu'elle est arrivée. comme si elle n'allait pas le remarquer. des potes, une fille, n'importe quoi qui puisse le tirer de ce mauvais pas elle l'aurait juré. évite juste le salon s'il te plaît. ça n'a pas lieu d'être une réplique ponctuée d'animosité. c'est simplement une demande, une prière silencieuse. j'espère que t'es pas assez con pour me faire subir ça une seconde fois. elle se laisse guider, traînant ses pieds nues sur le parquet, espérant voir enfin la sortie de ce labyrinthe monstrueux pour ne plus jamais y remettre les pieds. elle glisse sur le sol, danseuse silencieuse, elle pipe pas un mot jusqu'à ce qu'il la ramène au pied de la cage dorée. et dans tout ça, dans tout ce fatras, tellement occupée qu'elle était à retenir l'horreur qui menaçait de sortir de ses tripes, occupée à ne pas marteler jules de coups pour lui faire payer quelque chose qu'il n'avait pas fait, dans tout ce bordel jaël, elle en a oublié ses chaussures. mais elle s'en contrefiche bien. elle pourrait rentrer pieds nus qu'elle ne s'en sentirait pas mieux.
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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Jeu 2 Juin - 17:58

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il y a toutes ces choses qu’il aimerait faire jules et pourtant il ne fait rien, rien de plus que son petit manège de garçon que rien ne touche. impassible, froid, distant. parce qu’après tout, tout devient plus simple quand il joue ce rôle, comme si tous ses problèmes n’étaient que secondaires. peut-être qu’il aimerait poser une main sur son épaule, lui dire qu’il est désolé pour tout ça. désolé d’avoir été aussi con, désolé d’avoir dû lui infliger cette vision parce qu’il n’a pas été assez intelligent pour la retenir dans sa chambre. y’a cette culpabilité qui le nourrit. mais il ne fait rien de tout ça. il se contente de la suivre, les yeux rivés sur son dos. maintenant c’est trop tard pour moi. il fait taire son téléphone, glissant sa main dans sa poche. trop tard, il est contraint à l’isolement le prince, les clés de son bolide doivent très certainement se trouver sur la petite table du salon. sur la scène. eux n’étaient que dans les coulisses, à déambuler dans le long couloir de l’appartement. et j’ai aucune envie d’y retourner, rassure toi. il soupire jules, tête baissée, et prend les devants, s’aventurant jusqu’à l’ascenseur en silence. là où tout à commencer. là où elle aurait dû prendre son sourire d’idiot. là où il n’aurait jamais dû se plier à la volonté de son père. il y a tant de choses qu’il aurait aimé faire autrement le prince. parce qu’il ne serait sûrement pas là sinon. il ne se mordrait pas les doigts pour toutes les décisions qu’il a pu prendre. y’a cette culpabilité qui le détruit. mais il montre rien le gamin, il montre pas qu’il s’inquiète pour la jolie brune, il montre pas que son silence le bouffe de l’intérieur pour la première fois de la soirée. parce qu’ils ne sont rien l'un pour l’autre, aujourd’hui n’est rien de plus que la première et la dernière fois. il se le répète une énième fois alors qu’il se tourne face à elle, appuyant sur le bouton pour appeler l’ascenseur. tu as un moyen pour rentrer ? il y a cette pointe de gentillesse qui reprend le dessus, elle est partie sa colère au prince, parce qu’il ne se sent rien de plus que coupable. il se doute bien qu’elle ne comprendra pas qu’il s’inquiète un peu de la savoir partir seule. sûrement le prendrait-elle mal s’il lui disait qu’il ne la pensait pas apte psychologiquement à vagabonder dans les rues de l’upper east side. alors il se contente de la regarder de haut en bas et c’est là qu’il les remarque. ses pieds nus. il fronce les sourcils jules et regarde autour de lui, à la recherche de ses talons. elles sont où tes chaussures ?
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blurred minds. (jules&jaël)
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