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 blurred minds. (jules&jaël)

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Jaël Sherman

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MessageSujet: blurred minds. (jules&jaël)   Sam 28 Mai - 6:02


JULES&JAËL
blurred minds
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jaël sérieusement. t'avais promis de venir. indifférente aux supplications de sa mère, la môme relève ses yeux lentement, décrochant difficilement du film dans lequel elle comptait s'absorber de façon définitive afin d'échapper à la règle du j'accompagne-ma-mère-célibataire-mal-baisée-voir-son-nouveau-crush. elle hausse les épaules avec nonchalance, sortant une jambe de sous sa couette satinée, en esquissant un faux sourire contrit. oups je suis toujours en pyjama, signifie cet air provocant. mais la daronne n'est pas de cet avis. elle fond sur sa fille comme une poule en délire, lui arrachant la couette des pieds et indiquant la salle de bain d'un doigt menaçant, sans possibilité d'argumenter quoi que ce soit. tu viens. maintenant. le docteur a dit qu'les moments en famille était à privilégier le plus possible. pour toi comme pour nous. les le docteur a dit ... et tout le speech d'une enfant qu'on enterre déjà par de simples mots, ça la fait frissonner, ça l'enrage encore plus, animant dans ses yeux cette lueur de mépris qui flamboie pour ceux qui le mérite. et puis nous ? les sourcils de l'enfant se haussent en rictus méprisant. il est où le nous maman ? il n'y a plus de pluriel dans cette famille depuis longtemps. qui espère-t-elle duper à jouer les mères aimantes, attentionnée pur une fille dont les jours sont comptés ? se levant dans un long soupire, la jolie brune se glisse dans la salle de bain, ajoutant avant de refermer d'un coup sec. un dîner avec papa j'aurai dit oui. une partie d'jambes en l'air avec meetic non merci. la clé a déjà tournée dans la serrure laissant la mère sherman dépitée, la mine fatiguée.

alors que le chauffeur leur ouvre les portes vers le soit disant paradis d'eden de sa mère, qu'elles empruntent cet ascenseur art déco qui domine par une baie de verre tout l'upper east side, les yeux froids de la môme se perdent dans le vaste monde. là bas où le bronx s'allume, où les pistes chauffent pour embraser son cœur et son corps. elle a déjà la nostalgie d'une nuit passée enfermée dans une cage dorée. les portes tintent doucement, indiquant l'étage escompté, sa mère frémissante à ses côtés, rosée, pomponnée. quant à elle la jolie squelette étiolée elle s'est contenté d'une robe noire chamarrée de faux ornements, les épaules trop lourdes d'argent. elle a déjà mal aux pieds dans ses talons trop élevés. elle sait qu'une fois les pieds sous la table, elle va les retirer. elle sort après sa mère qui déjà tend sa main pour un baise main trop poli. elle voudrait jouer les gamines mal élevées, pour encore, encore tout faire foirer. claquer deux bises sur les joues de ce bernstein emmailloté dans son costume. mais elle s'arrête. elle reste en arrière. elle perd un peu ses moyens parce qu'à côté de l'ancien, y'a un gamin.
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Jules Bernstein

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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Sam 28 Mai - 10:28


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tu aurais au moins pu faire un effort jules. y’a cette froideur dans le timbre de voix. il roule des yeux le prince, comme si les paroles ne faisaient que passer, comme si elles étaient adressées à une autre personne. parce que de toute façon même si il avait sorti la cravate, son père lui aurait reproché la couleur. le noir trop sombre, toute autre couleur trop festif. alors il n’y accorde aucune importance, déjà que sa présence à ce dîner est une concession plus qu’importante de sa part, il n’allait pas endurer une torture supplémentaire. il aurait pu être ailleurs, il aurait dû être ailleurs ce soir. mais c’est la première fois qu’il est convié à ce genre de mascarade, alors forcément il n’a aucune envie d’y être. sa mère doit être en voyage, ou alors le vieux s’est débrouillé pour enfin la faire interner. au choix. tout ce qu’il sait le prince c’est qu’il n’a aucune envie de voir la maitresse du mois débarquer chez lui. parce que c’est tout ce qu’elle est cette femme, évidemment qu’il ne veut pas assister à ce mensonge. une de plus avant la nouvelle. devoir jouer le fils modèle pour que papa se fasse plaisir, profitant de l’absence de sa femme, cette femme qu’il n’aime plus. cette femme avec qui il faut bien rester mariés parce que avoir son portrait en première page des tabloïds ça fait jaser. parce qu’il y a cette image qu’il faut préserver. il aimerait bien tout envoyer valser le prince mais il est lié à ces personnes, cette famille qu’il ne supporte plus. sa mère est une mère aimante, il sait qu’elle fait de son mieux mais elle n’est jamais là. non, elle, elle préfère le laisser seule avec le monstre, parfois elle envoie quelques cartes, laissant la porte ouverte à toute chair fraiche qui aurait tapé dans l’œil de l’avocat. le monstre. c’est comme ça qu’il l’appelle jules, ça se sait, ça se voit. ils ne sont pas proches. y’a cette distance entre eux alors qu’ils se tiennent devant les portes de l’ascenseur, attendant la désirée. il trouve le temps affreusement long jules et les vibrations dans sa poche ne l’aide pas à oublier ce qu’il rate. y’a cette soirée sur le toit de l’hôtel, il avait pensé à prendre l’ascenseur pour le retour le prince, mais son père aurait certainement eu une réaction encore un peu plus excessive. il est enchaîné, pieds et mains, à cette forteresse. c’était comme vouloir s’échapper d’une prison en plein milieu de l’atlantique. et puis les portes s’ouvrent et il la voit cette femme, toute pimpante. forcément, il se demande si elle a conscience de l’erreur qu’elle s’apprête à faire en l’observant avec retrait, sûrement croit-elle qu’elle est celle qui fera changer le bon vieux bernstein. celle pour qui il plaquera tout. c’est ce qu’elles croient toutes. il les regarde un moment tous les deux, ravalant son dégoût en détournant un instant le regard. et puis y’a ce geste de la main de son père, celui qui le somme de se bouger, venir saluer la charmante. alors il s’exécute le prince, reprenant à merveille les étapes du script qu’on lui a donné. ça pue le faux. puis il la voit. cette fille dans sa robe noire. cette fille dont il croise le regard. son père avait omis ce détail alors il lui jette un regard, celui qui veut dire j’suis supposé faire quoi là. comme si il attendait les directives de son père, alors il la salue à son tour parce qu’on lui fait comprendre que c’est ce qu’il doit faire. selon les bonnes manières, l’art de ne froisser personne. il a ce sourire sur son visage, celui qui veut dire désolé d'avance parce qu'ils sont dans le même pétrin tous les deux.
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Jaël Sherman

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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Sam 28 Mai - 11:22


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blurred minds
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il est beau le prince. c'est la première chose qui lui vient à l'esprit quand elle découvre ce drôle de môme, l'ombre d'un père, le fils sans aucun doute. elle a les yeux qui s'échappent de haut en bas, ils esquivent ceux de l'infortuné pour absorber les millions d'autres détails qui viennent ricocher dans son esprit. il est beau mais... il fait trop riche. trop propre sur lui. trop méprisant. trop arrogant. il dévisage sa mère. une prostituée de plus. il la dévisage elle. une emmerde en trop. il fait trop poli, trop mécanique. pas assez humain. il est trop trop. et ce sourire de connivence, comme on embarque sur une galère, comme on monte à bord du grand titanic de la vie. elle veut pas naviguer avec lui elle. elle ne laisse pas germer l'ombre d'un sourire sur son visage poupin. elle ne voulait pas venir, elle ne doit rien à personne. et certainement pas à la progéniture du prochain être masculin qui se trouvera dans le même lit que sa mère. ça s'échauffe en elle, et l'instant de rupture menace. ont-ils sérieusement songé à un pseudo repas de famille où brûlent les chandelles ? elle n'a pas signé pour ça. déjà elle voudrait reculer, retourner dans la cage dorée et plonger, plonger dans le coeur de la ville pour s'évader. d'où lui vient cette nausée ? cette écœurement prématuré ? la main ferme de sa mère se pose dans son dos et l'invite à s'avancer plutôt qu'à reculer. comme convenu je vous présente ma fille. jaël. un sourire poli naît sur toutes les lèvres. comme si tout le monde était enchanté de rencontrer jaël. jaël qui ne sourit même pas, qui se contente d'un regard aux deux énergumènes masculins qui sont censés mener la soirée. et puis ça sort. ça sort parce qu'entre bonnes familles, tout peut se dire. parce qu'on lui pardonnera cette énorme faute, on l'épongera d'un coup de serviette de soie. on lui passe tout la pauvre enfant, parce que vous comprenez, ses jours sont comptés. j'espère sérieusement que c'est une mauvaise blague ? vous n'avez tout de même pas planifié, en plus de vous reproduire avec ma mère, de me demander d'en faire autant avec votre fils ? et si ce type était simplement son neveu ou son associé, elle n'en avait cure. il était bien là pour une raison au moins apparenté à ce qu'elle venait d'évoquer ? elle n'eut même pas besoin de se retourner pour deviner l'expression faciale choquée de sa mère en train de se décomposer alors qu'elle bafouille des excuses. poupée elle ne sait pas que sa franchise est une simple ouverture au dîner qui s'offre à elle ce soir. elle est fragile dans ce monde de brute, elle ne sait pas que sa vie s'orchestre sous le couvert des adultes.
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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Sam 28 Mai - 18:30

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ils sont dans la même merde tous les deux, c’est ce qu’il se répète le prince en détaillant la jolie brune devant lui. il saurait pas dire si elle ressemble à la maitresse numéro vingt, en réalité il n’a pas envie de savoir. il n’a pas envie d’admettre que son père et lui se retrouvent en matière de beauté féminine. forcément qu’il la trouve à son goût le prince mais y’a ce truc qui le chiffonne. cet air sur son visage. il connait bien sa signification, lui, parce qu’il a eu le même toute la journée. alors il avait tenté un sourire, ce n’était pas dans son habitude pourtant, et puis elle l’a refroidi presque aussitôt. une beauté ravageuse. alors jules, il se redresse, le visage soudainement fermé et retourne aux côtés de son père. il la sent pas cette fille, le paternel a sûrement dû miser sur une timbrée cette fois-ci et sa fille doit l’être tout autant. si ce n’est pas plus. jaël. ça sonne bizarre à l’oreille, il trouverait ça beau le prince si cette fille paraissait pas aussi hautaine. et puis y’a son père qui jacasse à ses côtés mais il n’écoute pas, il la regarde cette jaël. de toute façon, il sait que bernstein ne fera pas les présentations, que dans cette scène théâtrale jules, lui, ne fait office que de figuration. il répète un texte écrit sur mesure, se limitant à quelques phrases qui venteraient les mérites de son paternel. de ô combien il a réussi. ces phrases qui viennent embellir toujours un peu plus son image. et puis on ne parle pas de sa mère, ce sujet tabou, la première des règles qu’on lui rabâche en boucle. encore et encore. alors ouais il préfère regarder la fille de la désespérée, sans retenue parce qu’il en a rien à carrer d’elle. parce que ça le gonfle sûrement autant qu’elle ce repas, sauf que lui il connait les règles de bases. pas elle. et puis ça leur tombe dessus, il n’avait pas prévu ça jules. il n’avait pas prévu cette voix qui s’abat sur eux comme un coup de tonnerre. y’a cette force dans sa voix, cette insolence aussi. ça lui fait serrer le poing et il regarde son père, attendant sa réaction sanglante. forcément qu’il reste pantois quand il le voit poser une main sur le bras de sa maitresse, il sourit bernstein. ce sourire que jules ne connait pas lui. ce n’est qu’une enfant. ce diner n’est rien de plus qu’un repas de famille, rien n’est planifié si ce n’est le menu. il roule des yeux jules. c’est absurde. tellement absurde, chacun des mots prononcés par son père, parfaitement contrôlés. famille. parce que faut pas faire partir la belle avant le bouquet finale, vous comprenez.  alors son père se dégage et lui jette un regard assassin, comme si c’était lui qui lui avait soufflé le texte. comme si c’était lui qui tirait les ficelles derrière son mutisme. il serre les dents le prince, tournant son regard vers jaël. ils sont plus qu’eux deux, les deux amants déjà partis rejoindre le salon. si tu veux dégager fais le vite, ça m’évitera de devoir supporter la présence d’une fille comme toi à ma table. ça l’énerve jules. cette fille et ce sentiment de supériorité qui émane d’elle. ce terme famille pour parler d’un évènement où règne l’hypocrisie de deux familles distinctes. alors il lui tourne le dos le prince, prêt à prendre marche jusqu’au salon, se foutant bien de ce qu’il adviendra de cette fille dont il ne connait rien.
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Jaël Sherman

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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Sam 28 Mai - 18:54


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on la recale vite fait bien fait du haut de ses vingt et un ans. on la relègue dans l'ignorance, la beauté de l'enfance, comme si elle ne se doutait pas de la clôture de la soirée. elle a ses jolis yeux bleu qui se déplace comme la marée, qui viennent de l'un à l'autre de ses personnages de comédie ratée. où est le dénouement ? la chute de tout cet acharnement ? le coup d'envoie qui dit on arrête tout, vous pouvez vous barrer c'était que du vent. y'en a simplement pas. on la laisse dans ses sales draps. et l'môme à la cuillère en argent qui dégueule de sa bouche il se gêne pas pour jouer les hommes des beaux quartiers. il reprend ce masque, ce masque qu'elle lui avait deviné, qu'il lui suffit de redessiner. il la méprise ouvertement, pour cette belle illusion qu'elle a donné. non mon coco, on sera pas copains parce que nos parents ont leurs langues entremêlées. les beaux parents s'écartent déjà, gloussant en s'entrelaçant, se dirigeant comme des princes galants dans une autre pièce du somptueux appartement. et le petit prince qui compte les suivre, lui assénant une réplique vipérine. elle reste debout dans l'entrée, évitant de bouger sur ses chaussures trop hautes qui lui font mal aux pieds. j'crois pas que ce soit une bonne idée. elle désigne le salon d'un signe du menton. si il est pas trop con, il connaîtra la notion d'intimité. elle pince ses lèvres pour raviver la douceur carmin de sa bouche, ses iris braquées sur le petit roi. il lui fait plus peur maintenant qu'il a sorti les armes. il doit pas valoir mieux qu'elle. j'ai faim en plus. déclare-t-elle de la façon la plus triviale possible. on passera les bonnes manières de cette danseuse du bronx la nuit, on oubliera qu'à cette heure-ci elle déambule dans les bars grouillant au lieu d'être perché dans une robe trop étriquée. ton père trouverait certainement beaucoup plus courtois d'emmener manger une fille qui déclare ouvertement son appétit plutôt que de venir l'importuner quand il conclut ses petites affaires non ? et sans attendre la réponse elle se dirige vers l'opposé du nid des tourtereaux préférant s'en éloigner plutôt que d'en entendre les moindres mots. le prince trouvera certainement ce choix judicieux et ce malgré l'animosité qui frétille entre eux. elle défile sous ses yeux poupée danseuse, comme elle glisse sur les pistes. elle n'a peut-être pas le langage classieux mais au moins elle a le pas gracieux.
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Jules Bernstein

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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Sam 28 Mai - 19:39

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à croire qu’on se complet à faire de sa vie un véritable petit enfer luxuriant. ça vibre encore une fois dans sa poche, ça lui rappelle encore une fois ce qu’il rate. au nom de quoi. au nom du premier acte de cette tragédie. parce que ça respecte tous les codes du genre. il le regarde ce salon jules, ce salon dans lequel il a rarement vu deux personnes aussi proches que ces deux amants. pas même sa mère et son père. jules, il écoute cette voix derrière son dos sans un regard pour la personne à qui elle appartient. la scène devant ses yeux le répugne, son père le répugne. il ne comprend pas ce qu’il fait là, ce que la dangereuse fait derrière lui. ce qu’elle fait encore là plutôt. y’a sa voix qui revient lui chatouiller les oreilles. y’a sa voix qui lui fait comprendre qu’il devrait éviter de faire un pas de plus. il bouge plus jules, parce qu’il sait qu’elle a raison, qu’il n’a aucune envie de voir ce rapprochement malsain de plus près. mais ça il ne le dit pas. pas si ça alimente encore un peu plus l’arrogance de cette poupée. il se tourne légèrement, assez pour distinguer son visage. le sien est fermé, vide de toutes émotions. y’a cette partie de lui qui voudrait lui dire de dégager une nouvelle fois, plus violemment cette fois. cette partie de lui qui la juge responsable de tout ça, elle qui a déboulé chez lui avec la nouvelle prostituée d’un homme autant assoiffé par le pouvoir que par les formes voluptueuses des femmes. y’a un bon restaurant à l’angle de la rue, j’imagine que tu y trouveras ton bonheur. y’a cette froideur dans sa voix, la même que celle de son père. parce qu’il est bien connu que les chiens ne font pas des chats. ce qu’il déteste cet adage le prince. ce qu’il aimerait dire qu’il ne partage rien avec bernstein si ce n’est le nom. mais il ne peut pas, parce qu’il n’est qu’une copie de cet homme. parce qu’il est sûrement aussi cruel et pathétique que lui, ou alors il le deviendra avec le temps. et puis elle l’ouvre encore. elle jette la clé qui aurait pu le libérer. loin. trop loin. ou peut-être que j’me fous de ce qu’il pourrait bien penser. elle lui rappelle ses obligations et jules se retrouve à la regarder de bas en haut. c’était comme si elle était quelqu’un d’autre. il s’attarde un instant sur ses courbes. y’a pas à dire, elle n’a pas qu’un joli visage. beauté destructrice. alors il la suit le tout jeune prince, parce qu’il en contraint. parce qu’il finira la tête coupée sinon. comme tant d’autres avec lui. fais comme chez toi surtout mais évite de te mettre à l’aise trop vite. dès qu’ils s’éclipsent tu reprends l’ascenseur. et, lui, il rejoint ses potes. parce qu'il n'a aucune envie de passer une minute de plus en sa présence. en la présence de son père, de sa nouvelle attraction et de sa fille.
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Jaël Sherman

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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Dim 29 Mai - 6:24


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elle le dévore des yeux le petit prince, guettant son hésitation ignorant son sarcasme et sa répartie cinglante, ses petites piques ne la froisse finalement pas outre mesure, elle l'a sûrement mérité. peut-être qu'elle a sévèrement froissé son égo, à penser qu'elle était l'objet d'un fantasme père-fils. quoique elle pourrait l'trouver à son goût si il avait pas cette arrogance sur le visage. sur un visage d'ange habité par un démon de l'upper east side. un môme comme elle, bourré d'fric mais qui ne connaît pas encore la vrai valeur du monde. un rejetton qu'on astique, fait pour briller dans les esprits quand son tour viendra. quand la roue tourne et qu'les anciens sont réduits en poussière. quand elle, elle ne sera déjà plus de ce monde pour voir l’ascension de... elle fronce les sourcils, entrant dans une pièce spacieuse et pivotant vers lui le sourcil de la consternation arqué sur son visage. t'es qui by the way ? elle se fiche bien de froisser une image, d'être trop directe pour ce merveilleux petit garçon enfanté comme la prunelle de leurs yeux. elle joue les diamants bruts, les petites princesses putes, simplement pour échafauder l'image qui doit se dégager d'elle dans toutes les mondanités de cette société. et tant que ce gamin croit à son numéro, tout fonctionne à merveille. mais la dernière réplique du boy ne lui plaît plus du tout. encore moins gentleman qu'à manhattan. t'es en train d'me foutre dehors poliment ou je rêve ? non pas que l'endroit lui donne l'envie d'y passer la soirée, mais ce drôle de môme a vraisemblablement oublié les codes qui fondaient sa bienséance la minute d'avant. elle ne s'en laisse pas démonter la jolie poupée. elle observe la table d'argent qu'on a monté, elle glisse ses doigts autour d'un verre en cristal. tout était si bien agencé et personne ne viendra souper. elle en rirait presque si la situation ne la tourmentait pas tant. sa mère se faisait visiblement entretenir par un riche, à la manière d'une prostitué. c'était pire que ce qu'elle avait pu s'imaginer. tirant une chaise, elle prend ses aises, ignorant royalement les injonctions du prince méprisant. elle croise ses jambes sous la table et s'empare de la bouteille de champagne faisant rissoler les étoiles qui pétillent à l'intérieur. tu l'ouvres ? elle esquisse un sourire narquois, la provocation incarnée. pendant c'temps là moi je cherche à quoi on peut trinquer. avant que je reprenne l’ascenseur. elle a les yeux défiants, les yeux déviants. elle sait pas trop jusqu'à quel point elle peut aller, pour l'emmerder, pour l'énerver, lui faire payer d'être la progéniture copiée collée d'une royale personne qui s'éprend des femmes comme d'un mouchoir de poche. est-ce que t'es pareil gamin ?
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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Dim 29 Mai - 11:18

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il la suit le prince, comme s’il n’était qu’un étranger. lui, étranger à cet appartement, à ce luxe qui l’a pourtant vu grandir, cet endroit où il a fait ses premiers pas. il n’est pas nostalgique de cette époque jules. trop lointaine, trop fausse. un mensonge de plus. parce que c’est un môme qui ne connait pas grand-chose à la vie, parce que pour lui le mariage se résume à une signature sur un acte juridique, rapidement suivie de celle sur ce contrat qui dissuade, parce qu’il ne connait rien de ce qui existe au-delà de l’upper east side. il vit dans son cocon, cette bulle qui le protège de l’atrocité du monde. cette atrocité dont il n’a même pas conscience. parce que l’amour n’existe pas, parce que la pauvreté n’existe pas. jules c’est cette cage dorée dans laquelle il est emprisonné inconsciemment. cette prison d’argent. alors il la regarde la brune devant lui, ils sont différents tous les deux, ça se sent. ça ne se voit pas à cet instant, elle habillée comme toutes les dames pour les grandes occasions. munie de ces ornements qui marquent toujours un peu plus la distinction. mais y’a cette tension entre eux deux, la tension de deux mondes qui rentrent en collision. l’explosion. y’a cette chose dans sa façon de parler, si différente de celle du prince. elle ne met pas de gants elle, le prince déchu, lui, il porte gants sur gants. le fils. ça se limite à ça, quelle importance d’en dire plus. parce que lui dire autre chose reviendrait à s’encombrer de détails inutiles. y’a aucune chance pour qu’ils se croisent à nouveau, cette soirée est la seule qu’ils partageront alors il s’épanche pas sur le sujet. et plus il s’éloigne, plus il se renferme jules. plus personne ne peut les entendre maintenant alors il envoie tout valser le prince, il arrête de lire son script et il redevient ce sale gosse. moins courtois. plus direct.  j’te retiens pas, t’avais l’air de vouloir te barrer dès que tu es rentrée. maintenant tu peux, alors vas-y. . il regarde la table sous ses yeux et se rappelle de cette place qui devait être la sienne, proche du roi. la place d’honneur. puis elle reparle la jolie poupée, à croire qu’elle ne pouvait pas juste se taire. il la regarde le prince, assise à cette table, cette chaise qui n’est pas la sienne. celle de la mère de famille. il serre les dents, sachant qu’il ne pourra pas faire d’esclandre ici, même s’il le voulait vraiment. c’est pas mon job. ça part tout seul, ça fuse sans qu’il n’ait pu le maîtriser, plein de dédain. il s’en mord les doigts jules et s’empare de la bouteille dans les mains de jaël. sans un mot de plus et l’ouvre, non sans avoir rapproché les coupes. ça perle. il relève ses yeux sur la poupée, faisant glisser la coupe dans sa direction. pourquoi pas à toi qui te reproduis avec le bâtard du roi. il est plein de sarcasmes jules, reprenant une partie des mots assassins qu’elle avait balancée sans gêne en s’asseyant à la place du roi, un regard vers le salon. là où son père est trop occupé pour remarquer l’affront qu’il lui fait. ce sourire narquois sur son visage.  
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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Dim 29 Mai - 11:43


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il doit être doué au poker ce gamin. le bluff et les grosses mises c'est son rayon. il la prend à son propre jeu rien à parier, tout à gagner, se fichant finalement bien de la politesse qu'il doit observer en tant que maître des lieux. il se fiche bien de la recaler son invité. il se présente même pas dans les formes, se contentant de confirmer ce qu'elle avait déjà deviné. poupée elle laisse couler sa rage dans les bulles de champagne qu'il vient de lui servir, elle serre ses jolies dents ivoires autour du verre de cristal. elle serait prête à se lever, à jouer les divas qu'on vexe, à faire son cinéma d'enfant gâtée, malade et déprimée. elle sait pertinemment que ça aurait marché. feindre une légère brûlure dans le poumon. lui faire ravaler tout son sarcasme, son joli sourire et ses manières de prince. il se prend vraisemblablement pas pour d'la merde le petit. les jobs de domestiques ne sont pas pour lui. et pourtant il a flanché. deux fois. elle est toujours assise sur sa chaise et elle flirte avec son champagne entre deux doigts. il se contente de l'écorcher avec des mots bas. un bâtard ? elle lâche un rire, presque trop cruel pour se reconnaître elle même. évidemment j'aurais dû m'en douter. l'héritage tout ça. elle mime des manières d'aristocrates, elle fait tinter les verres entre eux, feignant la politesse de trinquer alors qu'elle n'en a aucune envie avec ce malappris. donc ta mère est une catin. comme la mienne en somme. et toi t'hérites de rien, parce que t'es pas l'fils prodige. elle joue avec le feu, sachant sans l'ombre d'un doute que le sujet est sensible. mais qu'est ce que ça peut bien lui foutre. dans quelques années ce mec sera là à se ronger les sangs d'avoir osé demander à cette jolie bouche de s'la fermer. et elle l'aura fermé sa bouche, sans plus un souffle pour la traverser. qui sait ? peut-être que c'type là sera présent à son enterrement. l'enterrement d'la fille de sa belle-mère. elle lâche un rire pour elle toute seule, presque trop fière de sa propre blague. assied toi le fils. fais pas des manières. t'es chez toi après tout. elle lui indique l'une des places de la table ronde, trouvant finalement du plaisir à tourmenter ce pauvre bonhomme qui n'a même pas eu la décence de lui offrir son prénom. elle joue avec sa coupe de champagne entre ses doigts, défaisant délicatement les boucles de ses chaussures, laissant le tout sous la table, nonchalante. ses jolies pieds de danseuse étriquée lui font mal, beaucoup trop mal pour n'pas les étendre un peu, et venir presque comme une bise légère du vent, effleurer la jambe du petit prince. elle se perd dans sa coupe, le sourire au bord des lèvres et les bulles sur la langue.
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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Dim 29 Mai - 12:44

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malheureusement, le bâtard est le seul fils du roi. il rit jaune. bernstein. ça résonne dans sa tête, c’est ce glaive qui s’abat sur lui, qui déchire les belles images. l’image d’un homme et d’une femme réunit autour de cet enfant chéri. les bernstein ne sont pas cette belle famille. cette famille prestigieuse. ça le fait doucement rire jules, ce prince qui lui connait tous les petits secrets de cette famille qu’il apprend à détester chaque jour un peu plus. il reste que sa mère. cette femme qu’il ne comprend pas, cette femme qu’il déteste presque autant qu’il aime. parce qu’elle abandonne, elle le laisse aux mains de cet homme. ce monstre joueur. ce monstre qui écrase tout sur son passage. deux personnes qui font un gosse hors mariage, deux adultes irresponsables qui se marient parce qu’ils n’ont pas le choix. parce que la femme est engrossée et qu’il faut un héritier. ça se fissure à la base, jules le fils qui n’aurait jamais dû naitre. le fils dont on se serait bien débarrassé. puis on se souvient qu’on ne peut pas, parce que maintenant c’est public. parce que ça fait déjà la une. gamin, il y croyait encore le prince. il pensait naïvement qu’ils formaient tous une famille normale, que papa et maman s’aimait réellement, que la famille allait s’agrandir. il est vite revenu sur terre jules. rien de tout ça n’est vrai. papa avait besoin de s’amuser un peu avant de repartir en pologne. rien de plus. et puis y’a ces mots qu’elle sort, ces mots qui le font revenir sur terre une nouvelle fois. l’arrachant de son monde pour le faire revenir dans le sien, celui de cette hypocrisie constante, de cette fausseté maquillée. il y a quelque chose qui brûle en lui. y’a cette rage qui nait quand il l’entend déblatérer sur sa mère. y’a cette envie en lui de tout foutre en l’air, de laisser exprimer la colère qu’elle a fait naitre en lui. y’a son regard qui s’assombrit, cette expression mauvaise qui étire les traits enfantin de son visage. pâle copie de son père. il serre le poing sous la table, les doigts de son autre main se refermant fortement sur le verre. à la limite de faire exploser le cristal. si ta mère est une trainée j’y peux rien. en attendant ma mère n’est pas comme la tienne, elle connait la signification du mot dignité. c’est pas un violent jules, il ferait pas de mal à une mouche comme on dit. alors à une femme encore moins, pourtant ça le démange. ça se voit à son air, à son regard qui transperce celui l’inconsciente. il prend plus de pincettes, il prend plus la peine d’être ce gentil garçon. et j’hérite d’absolument tout. parce que maman est presque aussi blindée que papa. parce qu’il est le seul gosse de cette misérable famille. misérable. parce que les cousins n’auront pas son héritage. il détourne le regard le prince, il se refuse à la regarder plus longuement la brune. parce qu’il sait qu’il a dépassé les limites. parce qu’elle a tapé là où ça fait mal. elle a raison, sa mère n’était qu’une maitresse de plus, il le sait. mais l’admettre, ça, il refuse. il se perd le prince, il s’assombrit un peu plus au fil de la discussion. et il la sent. il sent ce geste qui l’effleure et se dégage brusquement. il n’a pas la tête à ce jeu ce soir, pas avec elle. savoure bien, c’est la seule chose que tu prendras ici. il n’avait aucune envie de partager un repas avec elle le prince, pas avec cette fille qui a percé le plus sombre tabou des bernstein.  
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Jaël Sherman

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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Dim 29 Mai - 13:36


JULES&JAËL
blurred minds
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et si dans l'esprit déviant de jaël cette soirée pouvait s'apparenter à un jeu, aux yeux du petit prince, il n'y avait rien de ludique. les quelques piques qu'elle venait de lancer simplement pour remettre à sa place sa majesté venait de se retourner contre elle. violemment. elle était taquine, parfois énervante, peut-être provocante jaël, mais jamais méchante. c'était un peu le jeu de sa vie, tester la résistance des autres pour se conforter dans sa position. si elle résistait à plus fort qu'elle, elle avait prouvé sa force. et elle continuait de se battre. or les propos du petit king, elle avait du mal à y résister. elle défaillait pas pauvre gamine de voir que ce gars là ne l'épargnait pas. elle se crispait sous les assauts de ses mots violents ouvrant les vannes béantes d'une animosité qu'elle n'avait pas planifié. il rejetait tout, détruisait tout, retournait tout. il déglinguait la poupée, sans se douter de rien, sans qu'elle n'ait même le temps d'ouvrir la bouche. laissant ses orteils à l'abandon, il l'achevait sans prétention, lui faisant bien comprendre qu'elle n'était ni la bienvenue au sein de cette famille, ni même dans le cercle restreint de son intimité, faisant redescendre la gamine sur terre un instant. un court instant. le temps de sentir le revirement. qu'est ce que t'as ? elle plisse ses yeux océans, dardant vers lui la profondeur de leurs abysse, lui qui ne la regarde même pas. elle doit bien le laisser indifférent pour qu'il ait la pudeur de ne pas la regarder. t'as peur que j'te prenne quoi ? ta virginité ? elle lâche un rire amer, écoulant encore un peu de champagne dans sa gorge sèche, aride. elle a reposé ses deux pieds au sol, prête à bondir. elle attend une unique chose. que les prunelles caramels du brun se tourne vers. qu'elle croise enfin le vrai regard de c'gamin. et comme il tarde trop, elle mime un geste brusque laissant la coupe de verre s'écraser au sol et répandre à ses pieds les bulles dorées. il a gagné le prince. il vient de trouver une princesse aussi peste que lui. une gamine dont les quatre volontés s’exécutent en un claquement de doigt. il veut la faire partir, la faire sortir de sa sphère royale, il va s'en mordre les doigts. elle vient tout juste d'y rentrer, et trop emmerdeuse qu'elle est, elle compte bien y rester. un sourire étire ses lèvres alors qu'elle croise son regard. ses yeux démons qu'elle a provoqué. elle les allume et ça lui plaît. déjà on entend qu'on se lève du salon, accourant pour voir si tout va bien, une mère affolée, apeurée de voir que le destin a pu lui ravir sa fille plus tôt que prévu.
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Jules Bernstein

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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Dim 29 Mai - 16:42

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elle tape là où ça fait mal. elle rouvre les plaies d’un mal qui le ronge au plus profond de son être. sûrement n’en a-t-elle pas conscience, ou alors sûrement le sait-elle. peut-être même qu’elle en joue, qu’elle s’amuse à taper un homme déjà à terre. parce qu’il est bel et bien démunis le prince, alors il tente de répliquer sèchement, il veut faire mal, lui faire mal. presque autant qu’elle lui a fait mal. inconsciemment ou non. il ne joue pas lui, il ne veut pas jouer avec une fille avec qui il n’a rien en commun. elle n’est rien à ces yeux, elle ne sera jamais rien. ni de la famille, ni une amie. rien de tout ça. forcément, il ne répond rien quand elle lui parle. parce que ça lui passe au-dessus de la tête, parce qu’il ne veut pas répondre à cette question. il ne la laissera jamais rentrer dans son intimité. et puis y’a ce bruit. ce verre qui explose dans un bruit sourd au contact du sol et il relève la tête, ne comprenant rien. il y a ce prénom qui fend la pièce, son prénom. jules. la voix de son père. glacial, empli de colère. il se lève le gosse, les yeux rivés sur la comédienne de la soirée. il est presque certain de l’avoir vu, cette expression sur son visage. celle qui veut dire qu’elle manigance tout, qu’elle prend son pied. et ils se ruent tous autour d’elle, laissant le prince dans une plus grande incompréhension. à croire qu’il y avait autre chose, une chose qu’on ne lui a pas dite sur cette jaël. c’était comme s’il n’était que le spectateur d’un vieux film, comme si il était étranger à l’action de ce film qui se déroulait devant ses yeux. transparent. il reste debout le prince face à cette scène qu’il n’avait pas planifié. et puis y’a cette expression de peur qui passe en un éclair sur son visage quand il croise le regard de son père. le regard de ce monstre qu’il a eu le malheur de mettre en colère. il le voit s’approcher de lui, lui agripper le col de sa chemise alors que sa maitresse d’un soir a le dos tourné, visiblement apeurée pour sa fille. jules, il déglutit, il tente de jouer les hommes forts alors que tout s’effondre autour de lui. il sent le souffle de son père contre son visage alors qu’il lui parle dans cette discussion intime, il voit cette colère dans son regard et il se sent tétaniser. le château de cartes s’effondre. elle a gagné la partie. les servantes se ruent dans la vaste pièce tandis que son père le bouscule et il recule de quelques pas le prince déchu, la tête baissée. parce qu’on ne tolère rien d’autre dans cet appartement.  laissez, il s’en occupera. il accuse le coup jules, réduit au travail d’un domestique. y’a son poing qui se serre à nouveau. cette envie qui le démange de se ruer sur la seule coupable de toute cette agitation, de lui faire regrettait son petit jeu. et son père lui jette une vieille serpillière au visage, lui brouillant un instant la vision. cachant son propre visage à ceux des trois autres personnes. les beaux-parents qui s’occupent de la poupée, apparemment si fragile. la poupée victime de la colère du prince. tout se mélange dans sa tête et il n’écoute plus rien, il se coupe du reste en se mettant à genoux, récupérant les morceaux de cristal brisés. alors, dans son mutisme, il lui lance ce regard à jaël. ce regard que personne à part elle ne peut voir. il se charge de lui faire comprendre ce qu’elle a réveillé en lui, lui faire comprendre qu’il rentre dans la partie. il va la briser la poupée, la tourmenter. parce que cette bataille psychologique qu’il s’apprête à déclarer, il n’est pas prêt de la perdre jules. parce qu’il a eu un excellent professeur en la personne de son père. elle le regrettera, il s’en fait la promesse.
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Jaël Sherman

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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Dim 29 Mai - 17:17


JULES&JAËL
blurred minds
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c'est une princesse jaël. et y'a toujours sa cour qui accourt. le doux tremblement de ses doigts qui se referment sur le vide alors que la coupe gît à terre. les mains de sa mère qui découvre ses pieds nus à quelques centimètres des éclats de verre. jaël, jaël, ma jaël ça va ? les mains douces d'une mère aimante qui lui palpe les joues, qui cherchent son regard. son regard perdu sur l'individu royal qui se décompose. il n'est plus fier le petit prince. il tombe des nues. elle a les yeux rivés sur ce visage qu'elle vient de détruire. ce visage qui prend un nom. alors qu'on chuchote le sien comme une berceuse pour la jolie poupée, ça fend l'air comme un raz de marée. jules. le fils s'appelle jules. et tout de suite ça prend sens. tout de suite le môme ravagé retrouve une identité. il est humain. et elle vient de faire souffrir un être humain. y'a sa mère qui cherche son regard toujours, elle a peur en le voyant vitreux, en voyant qu'elle ne répond rien. elle tremble plus que jaël elle même de l'énormité de sa connerie. le père du prince est furieux. une bête féroce qui se réveille, qui hurle, qui pousse, qui dévore presque son fils sous ses yeux. elle commence à avoir peur jaël. peur de ce qu'elle a fait. mais elle montre rien, elle se dégage doucement de ces mains maternelles. ça va c'est bon. elle veut pas qu'on la croit fragile. elle ne veut pas qu'il la croit fragile. mais c'est bien pire que ça. maintenant il la méprise, il la hait. et ses yeux chocolats sont plus que deux perles noires furieuses, alors qu'il s'agenouille pour ramasser les éclats brisés au sol. il ne la regarde qu'elle désormais, elle a ce qu'elle voulait la poupée. toute son attention. son attention définitive pour sa destruction. elle détourne les yeux, gamine fragile. elle veut plus soutenir ça, elle s'en repentirait presque si tout le venin qu'il venait de lui cracher dessus ne l'atteignait pas aussi profondément. l'image qu'il avait d'elle était déjà fissurée, défigurée. elle n'a fait que l'ébrécher un peu plus. elle se lève fébrilement la douce enfant, récupérant ses chaussures alors qu'on l’éclipse du verre dangereux. je vais juste m'allonger. ça va aller. elle tente de les dissuader de trop s'approcher. elle sait ô combien elle va le payer. mais elle aimerait aussi pouvoir se rattraper. quand elle a vu les yeux démons du daron, elle a bien vite déchanté. elle sait pas trop comment le cerner le jules. elle voudrait encore un peu de temps. on l'emmène à l'écart de la cuisine, dans le labyrinthe des pièces sublimes de l'appartement. on lui indique la chambre du prince parce que c'est la seule de libre et qu'après tout on vient de changer les draps. elle laisse choir ses chaussures à terre cendrillon, et monte sur le lit de plume trop grand pour un seul garçon. elle est mal à l'aise la demoiselle une fois qu'on la laisse seule. elle n'a pas besoin de repos en réalité. elle l'attend juste. la longue patience, comblée par le silence. elle a les yeux qui cherchent une part d'identité dans ce lieu. elle est à la recherche de jules.
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MessageSujet: Re: blurred minds. (jules&jaël)   Dim 29 Mai - 18:31

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on lui retire sa couronne au prince, avant même son ascension sur le trône. on la piétine, on le piétine. et c’est elle qui donne les ordres, cette dame en noir. cette ombre à ses côtés, l’ombre d’une jeune fille sans scrupule qui joue avec lui et plus encore, qui se joue de lui. jules, la simple marionnette entre les mains de cette princesse qui prend sa place. le dommage collatéral, c’est ce qu’il est, parce que dans toutes les guerres il y en a un. le genou au sol à ramasser les morceaux de verre du bout des doigts, il se fait cette promesse le gamin, celle qui scelle le mépris et la colère qu’il éprouve à son encontre. il a mal misé jules, il ne la croyait pas aussi forte. il ne la pensait pas comme lui tout simplement. derrière son silence, y’a cette chose qui prend le pas. ce visage qui se tort sous la colère, mais il ne la voit pas lui, cette atrocité qui s’empare de lui, qui prend possession de son esprit. parce que c’est cet égo tourmenté qui prend le dessus, c’est le rejet d’un père qui lui claque au visage. le bouffon du roi. le bâtard du roi. certainement pas le prince. il se perd dans sa rage le môme, il oublie que c’est lui qui a ouvert les hostilités, que c’est lui qui a provoqué la douceur candide. alors quand ça s’agite autour de lui, quand il entend une nouvelle fois le son de sa voix ça bouillonne en lui. ça le démange atrocement. mais il ne fait rien, rien de plus qu’éponger ce sol. ramasser les dollars qui perlent sur le sol. cette décoration voulue par sa mère. il la suit de son regard sombre jules, il ne quitte pas des yeux ce corps qu’il trouvait attrayant quelques minutes auparavant. à croire que la jolie poupée fragile porte un masque, qu’elle n’est pas aussi jolie et innocente qu’elle veuille bien s’en donner l’air. les servantes se chargent de l’accompagner alors que son père revient dans le jeu, le faisant se lever, priant sa charmante de retourner au salon le temps d’une nouvelle discussion animée. il a le regard fuyant jules, parce que c’était comme croiser le regard de méduse. pétrifiant. et puis son père le relâche, lui ordonnant d’aller faire ses excuses. parce que c’est forcément lui le fautif, parce que même s’il refuse de l’admettre il n’a rien de plus que ce qu’il mérite. alors il remet son col de chemise en place le prince, retrouvant une contenance quand il se retrouve seul et emprunte le couloir. il n’ira pas la voir, il ne veut pas s’abaisser une nouvelle fois. alors c’est le chemin de sa chambre qu’il prend, cet endroit plein de souvenirs, son cocon. son havre de paix. alors forcément quand il pousse la porte et qu’il la voit, elle, sur ce lit qu’est le sien, c’était comme un énième coup de poignard. y’a ces doigts qui se referment fortement autour de la poignée, ses veines ressortant sous la manche de sa chemise et de cette veste taillée sur mesure. dégage. et si tu veux gueuler pour te faire remarquer te gêne surtout pas. il serre les dents le môme, lui indiquant la direction de la sortie d’un geste du menton, la scrutant avec intensité. cruellement.
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