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 no, no, that wasn't a question.

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Logan Reinhardt

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- messages : 9
- here since : 27/05/2016

MessageSujet: no, no, that wasn't a question.   Ven 27 Mai - 11:34


logan reinhardt.
ain't gonna go to hell
for anybody.

prénom nom complet: logan reinhardt, un nom de famille honoré chez les gitans, mais inconnu du monde aristocratique tout comme de la nouvelle bourgeoisie. âge, date de naissance: trente ans, va vers ses trente-et-un, né un deux novembre. origines: allemandes. études, métier: académie des arts de Berlin, puis directeur artistique de diverses publications, jusqu'à l'actuelle. statut civil: célibataire, dieu merci pour les autres. orientation sexuelle: hétérosexuel, bien qu'il fasse fantasmer la moitié des gays travaillant au magazine. type de résidence: appartement dans le sud-est de l'Upper East Side, à Yorkville (86e rue est, soit german broadway). traits de caractères: intransigeant, doué, ironique, professionnel, secret, capable d'alterner entre l'abstraction la plus totale et l'impétueuse nécessité de concret. groupe: work hard. crédits: photography by Dyan Jong.

                                         
cause you love love love.

details of your incompetence do not interest me.

Logan Reinhardt, directeur exaspéré de la photographie au Harper's B, traverse le couloir de l'étage artistique d'un pas pressé. Pressé ? Le terme exact serait : d'un pas brutal, le visage carnassier, le regard allant d'un bureau à l'autre et signifiant très exactement : si une seule d'entre vous n'est pas en train de faire précisément ce pour quoi elle est payée, non seulement je la fous à la porte dès aujourd'hui en lui expliquant précisément à quel point elle me répugne, mais en plus je peux vous assurer qu'elle ne retrouvera pas de travail dans le moindre magazine fashion / style / people avant cinq ans. Ce que tout le monde sait mais que personne ne dit, c'est que Logan Reinhardt, à l'origine, n'a rien à foutre ici. Étudiant en beaux arts passionné, il était destiné à devenir peintre, dessinateur, artiste solitaire et torturé. Brillant gagnant durant ses études du premier prix de peinture au sein de l'académie des arts berlinoise, toutes les portes s'ouvrirent à lui avant de se refermer brutalement à la fin des études. L'argent, toujours l'argent qui manquait pour entrer ici, là, le piston, sans arrêt le piston, que l'égo de Logan fuyait comme s'il s'était agit d'une maladie. Un jour, une bookeuse du W le croisa dans un bar et lui proposa de se lancer dans le mannequinat. Logan rit, et lui répondit qu'il n'en était pas question, mais que si elle avait une place au pôle artistique, il était preneur. Croyez-le ou pas, trois mois plus tard, il possédait sa carte pro, qu'il observait d'un air interdit tandis que le surnom grosse pédale lui était attribué de la part de ses amis les plus fidèles. La vie au sein des rédactions féminines, des mannequins, des dépressifs et des fashion artists homosexuels incompris a tout d'un cauchemar pour ce passionné de ready made et de symbolisme. Pourtant, à son grand damne, le métier lui va comme un gant, et il n'existe aucune célébrité qui ne soit pas satisfaite de ses photos. En 2011, il quitte le W et décroche le poste de Directeur de la Photographie au Harper's Bazaar. Harper's, ou le W sans la classe artificielle. Harper's, ou le W sans le toupet avec un soupçon de relent catholique. Au Harper's, on a la passion du prince héritier, de la princesse veuve, des robes au prix capable de sauver l'Afrique de la misère et des affaires criminelles jamais élucidées peintes en or et argent sur des boutons de manchettes. La gloire et la mort : un journal épique. Logan Reinhardt possède un physique qui détonne et se sert de cet argument de poids dans son milieu avec l'énergie du désespoir. Seul hétéro au milieu d'une horde de femmes aux hormones force 7 sur l'échelle de Richter, il s'offre le luxe facile de changer de partenaire une fois par semaine, ou plus, selon le bouclage de son planning. Son existence quand il est terré au boulot (jamais plus de quatre heures par jour, il se démerde pour avoir des rendez-vous à l'extérieur et fuir l'ambiance gossip/verni à ongles) est d'un ennui si tangible qu'il pourrait presque faire du scoubidou avec. Elle s'est récemment améliorée lorsqu'il a décidé de se charger lui-même du recrutement d'un assistant de rédaction, en clair, l'esclave de base chargé de recopier toutes les notes griffonnées à l'arrachée en réunion par de petites stagiaires stupides ratant un mot sur deux des perles dorées qui sortent de la bouche-haleine-clope-froide de la rédac chef. Après avoir manqué d'étouffer dans leur égotrip de nombreuses étudiantes de mode trop ambitieuses, et de balancer son agrafeuse à la tronche de cinq étudiantes en communication au nom de famille à particule, épuisé, il s'est retrouvé face à un homme. Un hétéro d'âge mur et l'air de sortir tout droit de trente-deux ans de chômage. — Des chaussettes blanches sous un costard noir... Il soupire et s'interrompt. — Vous savez quoi ? J'en ai rien à foutre. Le candidat semblait le prototype même du mec qui s'est trompé d'immeuble. Se retenant de lui signaler qu'il est dans les bureaux du Harper's, et qu'à côté se trouve l'entreprise de perceuses, Logan l'a écouté patiemment lui narrer le nombre d'exploits modèle réduit imprimés sur un cv qu'il n'avait jamais lu, avant de l'interrompre d'une main lasse. — Vous êtes certain de vouloir faire ça ? Vous savez où vous avez mis les pieds ?Heu, dans les bureaux de Hearst Corporation ? Logan lui jeta un regard sombre. — Vous êtes en enfer. Tout ici est un mélange d'eau bouillante et de gel, tout ici sera mis en place pour vous faire atteindre votre maximum en une semaine et vous obliger à craquer en deux. Tout, ici, sera agencé pour vous convaincre que vous n'en faites jamais assez pour mériter votre salaire. Tout bien considéré, je pense qu'une place en enfer serait préférable à un poste dans ces bureaux. Le type eut un sourire léger, comme si rien de le l'annonce du jugement dernier ne pouvait l'atteindre plus qu'une chiure de pigeon en haut du crâne. — C'est toujours mieux que se pendre après cinq ans de chômage, non ? Logan le regarda sans ciller. — Je vous engage.

Ses vacances sont sacrées : plus aucune nouvelle de Logan Reinhardt pendant deux semaines, qu'il passera en plein désert ou dans une forêt tropicale après avoir balancé son iPhone dans une boite à recyclage de la dernière station essence précédant l'aéroport. Sa vie privée lui appartient, merci aux connaissances de travail de rester en dehors de tout ça sous peine d'éjectage violent et sans excuse. Les rumeurs vont bon train à son sujet et il les entretient toutes. Dans le privé, Logan cuisine bio, achète durable, écoute de l'indé, donne des cours de boxe, son sport préféré. Il est encore très jeune pour être aussi polyvalent, à un âge où la vie ne devrait être qu'un tout bouillonnant et unitaire, mais que voulez-vous, il n'y a plus de jeunesse. Sans doute est-il vieux et las avant l'heure. Logan a déjà autant d'expérience entrepreneuriale qu'un cinquantenaire, a déjà renvoyé et mis au chômage une douzaine de filles et deux gays, dont trois simplement parce qu'ils le sidéraient pour des raisons personnelles. On lui a offert le pouvoir, il l'a pris aux risques et périls de ceux qui lui ont tendu le sceptre. Il fait un roi peu magnanime : une fois que le pot est cassé, inutile de vous baisser précipitamment pour en ramasser les morceaux : il a déjà engagé quelqu'un pour le faire à votre place, et vous, vous êtes virée.

                                         
run baby run.

'some reason that my coffee isn't here ? has she died or something ?

Qu'est-ce que vous foutez encore là, vous.
Le studio est plein à craquer – maquilleurs, mannequins, régies, bookeuses, journalistes, directrices de rédaction et d'édition, photographe, blogueuses étant parvenues à se faire inviter dieu seul sait comment, et le bordel ambiant est si dense qu'on y suffoquerait presque. On prépare les shootings de groupes pour la première de Razga, magazine de mode bisexuel pseudo affirmé – même si je continue de penser qu'on n'a pas besoin de s'affirmer quand on l'est déjà, mais bon, passons. Une bookeuse est plantée au milieu du tout et reste là les bras ballants, et ça, bordel, l'immobilité complète au milieu de l'apocalypse, le foutu calme olympien quand tout brûle, ça a le don de m'énerver. Les hommes sont comme les atomes chimiques, tous attirés et repoussés d'un point à un autre, d'une énergie vers une autre, mais elle, non, elle, elle stagne, putain. La fille sursaute et se balance sur ses Balmain de la saison dernière. Quand comprendront-elles qu'il ne suffit pas d'être mince, non-naine, tie and dyée et de porter des fringues de créateurs pour avoir une quelconque importance au milieu d'un studio photo ? Elle grommelle un truc incompréhensible en guise de réponse et se retire en coulisses, ce qui était de toute évidence la meilleure chose à faire. Antonio arrive dans un quart d'heure, et rien n'est prêt, tout le monde se touche avec allégresse et ignoble perversité (ce masochisme est insupportable). Un mannequin se plaint qu'on lui a donné la mauvaise paire de chaussures. Je ferme les yeux une demi seconde. Pourquoi personne n'est prêt ? — C'est quoi ta pointure ? Quarante, répond le mannequin. On lui a donné une paire en trente-huit. — C'est quoi ce bordel. Comment tu t'appelles. Katja ? Qui est l'habilleuse de Katja ? Une femme dont le poids est sans doute égal à la taille de Katja se ramène, angoissée. — Ne vous pressez surtout pas, on a encore deux jours pour boucler ce shooting. Je lève les yeux au ciel et lui fourre la paire de chaussures dans les mains. — La pointure de ce mannequin ainsi que ses mensurations étaient indiquées avec précision dans son composite que vous n'avez pas pris la peine d'ouvrir parce que ça ne vous a pas semblé important. Tout d'une traite, un souffle, une inspiration soudaine. Elle se répand en excuses et se barre. Fred se pointe devant moi, soucieux de savoir ce qui se passe pour que Je cesse soudain toute activité. — Incompétente. Stop. Tu me la vires. Stop. Nous avions trois heures pour réaliser ces photos, et nous avons déjà usé le sablier de l'éternité.

Aujourd'hui, une assistante habilleuse a perdu son travail parce qu'elle n'a pas su donner la bonne pointure à un mannequin. Elle ne retrouvera pas une place de si tôt, car les assistantes habilleuses ne cherchent pas de travail, elles l'ont. Une habilleuse qui cherche du travail est forcément une mauvaise habilleuse. À cette heure-ci, l'assistante habilleuse pleure dans son minuscule studio de banlieue (Brooklyn, par exemple), et maudit la mode et les salauds qui la composent, comme par exemple Logan Reinhardt. Pour elle, une erreur de pointure n'avait pas grande importance, tout est exagéré dans cet univers superficiel. À la même heure, je suis assis contre ma table de travail, penché sur un croquis tandis que Dina boit un thé russe en feuilletant la maquette du Charm & Design novembre 2016. Il me reste une seconde trois quart pour oublier cette habilleuse, parce que ce soir, moi, je ne sors pas entre copains, ne vais pas au cinéma, ne mange pas un hamburger et ne discute pas des derniers potins du travail avec les collègues, ne vais pas au théâtre avec ma copine, ne me fais pas livrer japonais avant de regarder le nouvel épisode de Game of Thrones sur le canapé : il est vingt-deux heures cinquante et ce salaud de Reinhardt travaille, réfléchit, gomme, rature, redessine. Peu importe le temps que ça prendra, j'y passerai s'il le faut toutes les nuits de ma semaine. Au même moment, dans une chambre d'hôtel parisien, un mannequin observe ses chevilles et ses pieds post-fashion week : bleus, gonflés, griffés et parsemés d'hématomes. Elle fait couler l'eau sur sa peau et ferme les yeux. Une salade sans assaisonnement devant elle, le téléphone portable à côté, une directrice d'édition attend depuis des heures l'appel de la bookeuse qui lui confirmera qu'elle aura bien le mannequin qu'elle désire pour son shooting de demain. Son ventre est serré, elle a envie de vomir, sa salade n'a aucun goût. Un jeune créateur de couture à peine lancé dans l'aquarium de la mode se ronge les ongles jusqu'au sang tandis qu'il observe une dernière fois son book sur l'écran de son ordinateur. Demain, il présentera sa collection avant le défilé YSL, et sa carrière sera jouée. Les admirateurs fleuriront et se confondront avec les jaloux dont la haine se fera miel et volupté pour mieux le poignarder. Le jeune couturier ne s'y attend pas, ne connait pas encore les différents poissons qui peuplent l'aquarium, et se fera sans doute assassiner par les moins talentueux ou les plus vieux. Au bout de trois ans, s'il ne s'est pas suicidé, il pourra alors recommencer la même chose qu'il a déjà faite, mais, cette fois, en ayant en tête les croquis des chondrichthyes qu'il sera amené à affronter. Alors la maquilleuse qui pleure, tout le monde s'en fout : vous pouvez pleurer dans la mode, vous pouvez craquer, hurler, déprimer, faire semblant de mourir, vous pouvez vous mutiler, peu importe, tant que vous faites votre travail. Tant que votre monde tourne autour d'Elle. Quiconque espère participer à l'univers de la mode sans lui consacrer l'entièreté de son énergie est condamné à être sorti du jeu par lui. Et tout le monde trouve ça normal.
Alors arrêtez de me faire chier quand je vous rends service.

                                         
run baby run.
pseudo/prénom: holster. âge, pays: vingt-cinq ans, idf. présence sur le forum: 5/5 captain. avis, dédicace: trop bien. type de personnage: inventé. un truc à ajouter?: -.


Dernière édition par Logan Reinhardt le Dim 29 Mai - 15:17, édité 4 fois
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Gaia Walsh

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MessageSujet: Re: no, no, that wasn't a question.   Ven 27 Mai - 12:22

AH CET AVATAR. fail fail fail fail
JE SUIS. ARGH. cry
quelle famille de beaux gosses!
bienvenue lol I love you
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Logan Reinhardt

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MessageSujet: Re: no, no, that wasn't a question.   Ven 27 Mai - 12:52

ihihi ihihi
quand t'as dit "famille", j'ai subitement capté qu'il y avait un autre perso avec ce nom What a Face Arrow nos deux persos n'ont aucun lien (Reinhardt est allemand, manouche et absolument inconnu de la gold coast chez moi, et autrichien et reconnu chez le perso de l'autre joueuse, il faut que j'aille arranger ça pig )

merci beaucoup en tout cas aw
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Ronda Lowell
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MessageSujet: Re: no, no, that wasn't a question.   Ven 27 Mai - 13:17

iwan est trop parfait fail
bienvenue parmi nous aw I love you
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Logan Reinhardt

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MessageSujet: Re: no, no, that wasn't a question.   Ven 27 Mai - 13:19

il a trop la tête qui faut ce mec ouais lol mh
merci beaucoup aww
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Clyde Furlane

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MessageSujet: Re: no, no, that wasn't a question.   Ven 27 Mai - 13:43

nous deux, il nous faudra absolument un lien mh
bienvenue parmi nous !
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Rich Lowell

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MessageSujet: Re: no, no, that wasn't a question.   Sam 28 Mai - 3:43

Ce choix. cuute
Bienvenue par ici. I love you
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Jaël Sherman

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MessageSujet: Re: no, no, that wasn't a question.   Sam 28 Mai - 6:49

iwan ce dieu. bienvenue parmi nous. I love you
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Logan Reinhardt

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MessageSujet: Re: no, no, that wasn't a question.   Dim 29 Mai - 15:16

avec grand plaisir pour un lien avec toi fail

merci beaucoup aww
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Ronda Lowell
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MessageSujet: Re: no, no, that wasn't a question.   Lun 30 Mai - 10:03

ta plume, le personnage, tout cuute
tu es validé aw
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Logan Reinhardt

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MessageSujet: Re: no, no, that wasn't a question.   Lun 30 Mai - 10:12

t'es un chou, merci beaucoup cuute
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MessageSujet: Re: no, no, that wasn't a question.   

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