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 i just can't make a sound (gaia+axel)

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Axel Hartson

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MessageSujet: i just can't make a sound (gaia+axel)   Dim 29 Mai - 17:51


i just can't make a sound
feat gaia

Il est pas tôt, ni tard. Il fait ni chaud, ni froid. Personne ne l'a appelé, personne. Alors il avait voulu rester cette fois, Axel. Le commandant était indulgent avec lui. Tu peux te reposer Axel, tu peux prendre des jours de congés autant que tu veux. Qu'il disait. Et pour lui, il y avait plutôt intérêt. Alors il avait dormi jusqu'à ce qu'il appelait quatorze heures du matin, il s'était finalement levé et été allé boire un thé pour se réveiller, en se brûlant bien correctement les lèvres, la langue et la gorge à cause de la chaleur. Et après ça, il s'était seulement relevé de son canapé et avait foutu sa tasse Bob l'éponge dans le lave-vaisselle. Parce qu'Axel était un type comme ça, soigné et qui rangeait correctement. Non, en réalité non, il avait juste fait la vaisselle la veille en attendant le début d'une émission à la con, pour s'arrêter de penser aux cicatrices qui recouvraient son corps. Et puis finalement, il était parti dans sa chambre. Il avait prit un bon moment devant son placard à chercher quoi mettre. Et encore, c'était un euphémisme. Il avait passé un long moment à regarder son uniforme, celui qu'il portait le jour où il avait été complètement détruit. Passant ses doigts sur le tissu aux endroits qui étaient coupés ou déchirés, il posait en même temps ses doigts de son autre main aux endroits de son corps qui y correspondaient. Et il avait eu une seule réaction, de le sortir de son armoire pour tirer des deux côtés de l'ouverture, déchirant totalement le costume. Il n'avait plus envie de le voir, jamais. C'était une des choses qui lui rappelait ce qu'il s'était passé, l'horreur monumentale qu'il y avait eu pendant un mois et demi. Et personne ne s'en inquiétait plus que ça, personne ne se demandait pourquoi il allait bien après ça.
Il avait finit par prendre ses vêtements, gardant le tissu déchiré dans la main avant de redescendre les escaliers de sa maison trop vide, les mettant dans la poubelle qui séparait la cuisine et le salon avant de se décider à se changer. Comme ça, en plein milieu du salon. Il avait d'abord changé le jogging qui lui servait de bas de pyjama par un jean, et il avait finit par enlever son haut. C'était là où il bloquait le plus, pour ce qu'il pouvait voir. Il passait ses doigts sur les cicatrices qu'il avait sur le torse, sur le ventre. Les cicatrices, les marques de brûlures, tout les endroits où sa peau était marquée à cause des deux types qu'il avait du tuer. Et il savait aussi qu'il avait d'autres marques dans le dos, des marques qu'il ne pourrait jamais effacer. Et tout ça, rien que parce qu'il avait accepté d'aller dans ce bâtiment à la place de sa coéquipière. À elle, il lui en voulait. Il lui en voulait pour le cauchemar qu'il vivait, la prison dans laquelle il était mentalement enfermé. Il lui en voulait, parce qu'il était détruit. Mais il n'en parlait pas, parce qu'il ne voulait pas qu'on s'inquiète. Il ne voulait pas que son commandant s'inquiète, que sa coéquipière s'inquiète, que Sameen, ou Gaia, ou le reste des flics même s'inquiètent pour lui. Il n'avait pas besoin de ça, il voulait juste vivre tranquillement, juste oublier. Enfilant finalement le haut blanc aux manches longues qu'il avait prit dans son placard, il finit par se retourner. Et c'est elle qu'il vit. Gaia, c'était une gamine qu'il avait chopé sans permis dans une voiture sur la route avec trop d'alcool dans le sang. C'était devenue son amie, une fille qui se confiait à lui et avec qui il passait beaucoup de temps. Du moins avant l'enlèvement. Maintenant, il était physiquement présent mais mentalement absent quand elle lui parlait. « Gaia, princesse.. T'es là depuis longtemps ? Je t'ai pas entendu entrer. » Et il priait pour qu'elle n'ai rien vu. Elle n'avait rien vu. Il l'espérait.
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Gaia Walsh

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MessageSujet: Re: i just can't make a sound (gaia+axel)   Lun 30 Mai - 0:21




i just can't make a sound

les écouteurs vissés dans les oreilles, gaia essaye de se concentrer. mais c'est impossible. et même the clash, avec tout le pouvoir du monde, n'arrive pas à l'aider. elle a essayé, pourtant. elle s'est mis dans sa chambre, elle s'est mis dans le salon, elle est même allée dans le bureau de son père. mais rien n'y fait. le bruit persiste, et transperce la musique. ses parents, chacun dans leur coin, négocient avec des clients et elle a l'impression qu'ils essayent de parler le plus fort possible. elle n'a jamais aimé cette maison, gaia. pas depuis qu'elle a eu son propre appartement. mais le dit appartement étant en rénovation, puisque une fuite d'eau empêche l'utilisation d'à peu près toute chose essentielle, elle revient chez ses parents. et allez savoir pourquoi, cami est aussi là. et si gaia adore sa sœur, cette dernière n'est pas vraiment discrète. alors gaia, son bouquin sur les genoux, peste. si elle ne se concentre pas, elle n'arrivera pas à étudier. et si elle n'étudie pas, elle ne veut même pas penser à quoi va ressembler sa prochaine note. elle plonge la main dans son sac pour y sortir son portable et tombe sur un jeu de clé. pas les siennes, non. celles de chez axel. elle sourit. elle ne prend pas le temps de se maquiller, ou même d'enfiler quelque chose d'assorti. elle prend son sac, y fourre ses cours, et crie à ses parents qu'elle sort. chez un flic, qu'elle rajoute. ça fait toujours plus classe. elle monte dans sa voiture, enclenche le moteur, enclenche la musique, enclenche le haut parleur et prend la direction de la maison d'axel. c'est chez elle, aussi. elle ne prend pas la peine de lui envoyer un message, après tout, il est censé travailler aujourd'hui et elle sait qu'il ne sera pas fâché de la voir chez lui. surtout si c'est pour bosser. alors elle roule, gaia, avec le permis qu'elle a en poche depuis quelques mois. permis en question qu'elle n'avait pas encore  obtenu lorsque le flic hartson l'avait arrêtée sur le bas côté. mais gaia avait bu, ce soir-là, et était au volant d'une voiture qui, même si elle lui appartenait, n'aurait pas du être la sienne. pas méchante, la gamine, juste un peu sonnée. et puis il était mignon le flic, alors elle l'avait charmé. du moins, elle avait essayé. une seconde plus tard, elle était au poste et sa grande sœur venait la récupérer. axel, lui, lui avait seulement dit de faire attention. mais les deux new-yorkais s'étaient liés d'amitié. la gamine et le policier. une belle histoire d'amitié qui permettait désormais à gaia d'aller chez lui quand elle voulait. elle se gare sur le bas côté, descend de la voiture, la ferme et grimpe jusqu'à la porte. elle observe son reflet dans une vitre. les cheveux attachés dans un chignon mal fait, un leggins noir, et un tee-shirt blanc trop grand. mais elle s'en fichait, parce qu'axel s'en fichait aussi. elle tourne la poignée, juste pour vérifier, mais à son plus grand étonnement, c'est ouvert. alors elle rentre. elle s'apprête à crier lorsqu'elle voit axel. juste devant elle. enfin, il ne la voit pas. mais elle, tout ce qu'elle voit, c'est les cicatrices qui lui parcourent le dos. des marques stridentes sur une peau blanche. elle ne sait pas quoi faire, gaia, la voilà prise au dépourvu. elle se racle la gorge, mais il n'entend pas. et ses yeux ne parviennent pas à quitter le dos marqué de son ami. puis soudain, il l'aperçoit. le rouge lui monte aux joues. « depuis quelques minutes seulement. » elle s'approche de lui doucement, sans piper mot. elle a pas l'air vieille, aujourd'hui, gaia, sans tous les artifices. et c'est d'une voix d'enfant, innocente et apeurée, qu'elle demande : « c'est eux pas vrai ? c'est eux qui t'ont fait ça » eux. les terroristes. les assassins. elle a les yeux remplis de larmes, gaia, quand elle regarde de nouveau axel.
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Axel Hartson

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MessageSujet: Re: i just can't make a sound (gaia+axel)   Lun 30 Mai - 12:10


i just can't make a sound
feat gaia

Et il s'était trompé pourtant, elle l'avait vu. Et il l'avait remarqué à son regard. Parce qu'il cachait ses cicatrices depuis le jour où il était arrivé à l'hôpital, qu'il avait perdu conscience à peine à l'entrée et qu'on avait tenté de soigner ses blessures. Quand il entendit sa voix une deuxième fois, il eut la confirmation qu'il ne s'était pas trompé. Il se mit presque immédiatement à penser qu'il aurait du se changer dans sa chambre, comme si c'était la seule chose qui l'importait. Que personne ne se doute qu'avoir été torturé lui avait ouvert une blessure psychologique qui était loin d'être soignée, et qui ne pourrait certainement pas l'être. Il avait gardé son regard sur elle, passant inconsciemment sa main au niveau des cicatrices qu'il avait. C'était presque comme s'il ne pouvait pas s'empêcher de le faire, au final. Et il avait seulement soupiré, son regard toujours posé sur la jeune femme alors qu'il finissait par ouvrir la bouche « Ils m'ont enlevé pendant deux mois, Gaia. Tu croyais que c'était pour me faire des câlins ou pour seulement faire chier mon service ? ». Et il avait tellement envie de lui en dire plus, de lui dire tout ce qu'ils avaient pu faire. Mais il ne s'était jamais permis lui-même de dire quoi que ce soit sur lui, il ne s'était jamais permis de se plaindre ou de pleurer sans que qui que ce soit ne lui en donne une raison. Alors il ne disait rien, et surtout pas là dessus. Et lui, il avait finit par s'approcher de la jeune femme. Gaia, il la considérait un peu comme sa petite sœur. Celle qu'il avait jamais eu jusqu'ici car orphelin, elle était venue dans sa vie et elle lui avait montré ce que c'était de ressentir cet amour fraternel pour quelqu'un. Alors il ne voulait pas qu'elle pense qu'il avait mal, qu'il était encore blessé ou quoi que ce soit. Posant ses mains sur les joues de la jeune femme, il finit par caresser sa peau, par la regarder dans les yeux. « Je suis lieutenant de police, Gaia. J'ai été entraîné pendant huit ans pour supporter n'importe quelle douleur physique qu'on pourrait m'infliger et j'ai du apprendre dès le départ à ne pas penser à la douleur pour l'oublier. Alors t'en fais pas pour ça, c'est pas deux imbéciles qui vont me blesser. » Et il avait prononcé ces mots avant de lui afficher un sourire. Un sourire qui avait l'air réel. Il mentait bien, Axel. Que ce soit par la voix ou par les gestes. Il arrivait à faire croire ce qu'il voulait, comme un lâche. Il était lâche. Il avait abandonné l'idée de sauver deux personnes dans l'espoir de se sauver lui-même, et il s'en voulait. Il avait envie de le dire ça, de le dire au monde entier. Il avait apprit à connaître deux personnes qui l'avaient torturé presque à mort pendant un mois et demi, il avait inconsciemment apprit leurs prénoms, leurs âges, qui ils étaient, pourquoi ils l'étaient. Et il les comprenait, dans un sens. Parce qu'il avait souvent eu envie de détruire le monde, de le mettre à ses pieds, oui. Lui aussi. Et puis il avait essayé de les raisonner, dans un sens. Il leur avait dit plusieurs fois qu'ils n'avaient pas à faire ça, qu'ils n'iraient pas en prison vu qu'ils n'avaient tué personne, qu'ils seraient juste redressé pour avoir kidnappé et blessé un policier. Il leur avait parlé comme on l'avait fait avec lui, quand il avait eu dix-huit ans et qu'il avait voulu fuguer de son orphelinat, qu'il en voulait au monde entier juste parce que deux imbéciles, ses parents, l'avaient abandonné. Et il avait lâché prise parce qu'il avait sentit un canon contre son crâne, et pour avoir tué deux gosses ayant la vingtaine ? Il s'en voudrait certainement à vie. « Je veux que tu me promettes quelque chose Gaia. Si pendant longtemps t'essayes de faire quelque chose et que t'as envie d'abandonner, continue quand même. Fais pas la même erreur que moi. Abandonner alors qu'on était prêt de réussir, ça.. C'est ce qui détruit le plus. Bien plus que n'importe quel mot, que n'importe quel coup ou que n'importe quelle torture. » Il lui avait dit ce qu'il venait de penser à cet instant même. Parce que Gaia lui faisait penser à ces deux gosses, parce qu'elle avait presque leur âge. Et il n'arrivait pas à s'imaginer la douleur que devait ressentir les familles et les amis de ces gosses, parce qu'il n'arrivait pas à s'imaginer à quel point il souffrirait si on lui retirait Gaia.
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Gaia Walsh

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MessageSujet: Re: i just can't make a sound (gaia+axel)   Mer 1 Juin - 15:06




i just can't make a sound

elle ne sait pas quoi faire, gaia. y'a axel devant elle. axel qui a un dos rongé, défoncé, brisé. axel aux milles cicatrices. et elle a envie de pleurer, gaia, de chialer comme une gosse et d'entourer le policer de ses bras et de le serrer fort fort fort, comme pour lui montrer qu'on s'en fout. on s'en fout qu'il soit blessé, c'est le même. c'est le même axel. mais il aurait du lui dire putain, il aurait du en parler. il la fixe, et elle ne sait pas ce qu'il ressent. c'est un flic, axel, doué comme personne pour mentir. « je sais mais... » mais elle ne pensait pas à ça. ça, c'est douloureux rien qu'à regarder. il pose ses mains sur le visage de la métisse. elle a les yeux qui brillent, la gamine. elle a la lèvre inférieure qui tremble. elle refuse de pleurer, mais c'est pas si facile. gaia, dès qu'on touche aux gens qu'elle aime, ça la chamboule. et axel, elle l'aime fort. axel c'est son second papa, son troisième frère, son confident. axel, elle a les clés de chez lui et elle y va quand ça va pas, juste parce que chez lui, elle se sent chez elle. « je sais bien, mais… » et les mêmes mots, cons, idiots, qui ne veulent rien dire et qui ne sont pas dignes d'elle. elle a la gorge nouée. « on ne t'a pas entraîné à ça. enfin, on te l'a peut-être dit, expliqué, répété. on t'a même peut-être fait faire des simulations, j'en sais rien moi. mais la vie, on peut pas t'y préparer. c'est pas possible, ça. » elle le voit sourire. et ça semble sincère. mais est-ce que ça l'est vraiment ? elle l'ignore. elle repense au mois qu'il a passé en captivité. elle se rappelle que quelqu'un de la station l'avait appelée. une femme, allez savoir pourquoi. elle y passait souvent à la station, gaia. pour venir chercher axel à la fin de son service, pour lui demander un service. et si au début les gens trouvaient ça suspect, ils avaient bien vite compris que les deux étaient comme frères et sœurs. eux qui partageaient cet étrange point commun, n'avoir jamais connu leurs véritables parents biologiques. et les flics l'avaient appelé pour la prévenir, parce qu'une femme avait entendu parler d'elle et connaissait ses parents. elle se rappelle avoir crié au téléphone, les avoir engueulé. mais elle avait les yeux plein de larmes, gaia. elle s'est effondrée dans sa chambre, et emmet est le seul qui a réussi à la faire sortir de son brouillard. elle s'était rendue compte ce jour-là que qu'axel n'était pas juste un ami proche. axel, c'était la famille. et la famille, coûte que coûte, on la protège. elle avait débarqué au commissariat le jour suivant et elle les avait engueulé. elle aurait pas du, mais elle s'en fichait. quelqu'un lui avait pris son axel, et elle le voulait. et le voilà, quelques temps plus tard, devant elle, avec des cicatrices qu'il est efforcé de garder secrètes, à lui faire des jolies promesses. « promis. c'est promis. » elle sourit. « à ton tour, maintenant. promets-moi que tu ne me cacheras rien d'aussi important que ça. écoute-moi, j'ai peut-être que dix-sept ans, mais il y a quelque chose que je sais. je sais que cacher des choses à ceux qu'on aime, c'est pas la bonne solution. je sais que parler, ça fait mal. c'est douloureux, ça brûle, ça arrache, c'est pas la solution de facilité. mais c'est la seule solution qui pourra te sauver. » elle inspire, expire. elle ne devrait pas lui dire ça, elle s'était toujours promis de respecter son choix de ne pas parler de l'attaque. « si c'est pas à moi, dis-le à quelqu'un. et j'te parle pas d'un rapport de police, de chiffres ou de faits. j'te parle de dire ce qu'il se passe là. » et elle touche doucement son coeur. elle est certaine que les cicatrices ne sont pas seulement sur sa peau, mais aussi bien plus profondes.
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Axel Hartson

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MessageSujet: Re: i just can't make a sound (gaia+axel)   Mer 1 Juin - 15:48


i just can't make a sound
feat gaia

Sa seule réaction, c'est de poser son regard sur la main bronzée de la métisse. Une unique réaction alors qu'il aurait aimé en avoir une autre. Il est fragile en ce moment Axel, et y'a un peu tout qui peut le faire tomber d'un seul coup, sans que personne, ni même lui, ne s'y attende. Ses mots, ils lui brûlent le cœur. Il a l'impression d'être d'autant plus égoïste de ne rien dire, de ne rien affirmer alors qu'il les a assassiné, tout les deux. Et là, il a cette envie de tout déballer, de tout dire sans se mettre de barrière, sans s'empêcher de dire une seule chose. C'était un meurtrier. Il était policier alors qu'il devrait être derrière les barreaux, même pour de la légitime défense. Non, ça avait perdu son titre de légitime défense à l'instant où il avait planté son couteau dans le ventre du type derrière lui pour la troisième fois, alors même qu'il avait lâché son arme. Et encore plus, ça l'avait perdu totalement quand il avait poignardé l'autre, qui n'avait pas prit l'arme à sa ceinture en main. Ce n'était pas de la légitime défense, juste de la simple peur. Et il n'arrivait pas à ne pas s'en vouloir pour ça. Enlevant la main de la jeune femme avec une grande douceur, le visage d'Axel n'avait cependant pas bougé. Il ne montrait pas ses sentiments, pas à cet instant. Seulement son cœur qui s'était mit à battre bien plus fort et ses tics de stress montraient bien qu'une chose n'allait pas. Il passait sa langue sur ses lèvres, se les mordant en reculant de quelques pas. Il était perturbé par quelque chose, et ça le montrait bien. « Je vais bien Gaia. J'ai pas besoin de cacher quoi que ce soit. J'ai juste pas l'envie, pas le besoin d'en parler. » Il avait prononcé ces mots-là sur un ton certain. Il était bon pour mentir, plus qu'autre chose en réalité. S'asseyant finalement sur le canapé qui se situait peu loin de Gaia, il attrapait la télécommande avant de s'allonger, posant sa tête contre un oreiller en allumant la télévision. « Tu venais pour quoi à la base ? J'aurais peut-être du prévenir que j'allais pas bosser aujourd'hui.. » Il avait une mine qui prouvait qu'il réfléchissait pendant quelques secondes, se redressant en posant ses mains sur son visage, ses doigts sur ses tempes. « J'avais prévu de prévenir.. J'ai du oublier. » Parce qu'il oubliait beaucoup trop de choses à cause de la commotion qu'il avait eu, qu'il ne soignait pas à cause des images que ça lui remontait à chaque fois. Et il n'avait pas envie de finir encore une fois juste traumatisé par une chose qu'il voyait, que personne ne comprendrait. Il avait finalement porté son attention sur la télévision qui parlait assez bas. Et pourtant le son lui semblait si fort à cet instant. Si fort quand il écoutait les mots qui sortaient de la bouche de la journaliste qui parlait, encore et encore. Qui parlait d'une chose qu'elle ne savait pas « Deux jeunes hommes de vingt et vingt-deux ans, paraît-il les deux terroristes arrêtés d'il y a deux mois, ont été aujourd'hui retrouvés m-.. ». Il n'avait pas écouté la suite, il avait seulement éteins la télévision. Il n'avait dit à personne ce qu'il y avait eu. Personne, au point même où il n'avait pas dit qu'il y avait des corps. Et il savait qu'on viendrait lui poser des questions, il le savait au point même où ça le stressait. Et ça le stressait au point de l'énerver, ce qui se vit quand il eut le geste assez brutal de jeter la télécommande contre le mur, alors qu'elle avait rien demandé. « J'vais me barrer, j'ai besoin d'air. » Là, il n'avait plus l'air du parfait policier sans soucis, air qu'il avait pourtant prit avant d'allumer cette boîte à conneries. Et il s'était levé, soufflant en se tournant vers Gaia. « D'accord, j'arrête pas de mentir. T'as raison, tu sais quoi. Oui, je cache des choses. Mais c'est des choses qu'il me serait impossible à dire. Même pas à toi. Parce que j'ai pas envie que tu ai le même regard que moi sur ma propre personne. C'est égoïste, je sais. Mais je me dégoûte tellement que j'en viens à me demander pourquoi je me suis pas laissé mourir quand j'étais avec eux. Et j'en viens toujours à la même conclusion. J'suis juste un gros lâche, qui préfère choisir la facilité, qui préfère être un véritable salopard avec les autres, tant que ça arrange sa petite personne. Et j'suis tellement un lâche que même si j'ai eu envie, j'ai pas réussi à me foutre moi-même une balle dans le crâne pour arrêter de penser à ce qui a pu se passer. » Et il avait finit par souffler, même s'il avait cette envie de pleurer qui recommençait à grandir en lui. Enfin, il avait détourné le regard, il avait du mal à se dire qu'il venait de lui avouer ce qu'il ressentait vraiment. Sans lui en donner les raisons, certes, mais il l'avait dit. « Alors oui, bravo Gaia. T'as réussi à me le faire dire. J'ai putain de mal intérieurement, j'ai l'impression que mon propre cœur et que ma propre âme se déchire de plus en plus, à chaque respiration. Félicitations, vraiment. Mais je vais bien, et j'ai pas besoin d'aide de qui que ce soit. J'ai appris à me construire absolument seul, sans avoir un seul parent, un seul frère, une seule sœur avec moi, j'ai appris à me battre, j'ai appris à endurer la douleur. Alors j'ai pas besoin de l'aide de qui que ce soit. Ni de mes coéquipiers, ni de Sameen, ni même de toi. » Et là, sa voix s'était radoucie. Il ne cherchait pas à être méchant, il cherchait à être convaincant. À être ce qu'il devrait être, quelqu'un de responsable, quelqu'un de censé. Quelqu'un qu'il n'était plus. « Si je te disais ce qu'il s'est passé et ce qui me ronge, crois moi que tu voudrais même plus entendre parler de moi. Ami ou non, il y a des choses que j'ai faites que même toi tu me pardonneras pas. » Et c'était là ce qu'il pensait au plus profond de lui. Et là, il montrait sur son visage les émotions qu'il ressentait. Les réelles. Aucune tristesse, aucune rage, rien que de la sincérité. Il était sincère depuis le début, depuis qu'il avait commencé à lui dire tout ça. Il espérait qu'elle le croit, parce qu'il ne mentirait pas. Pas là.
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