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 just keep me up, keep me up, hollywood here we come //oz

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Gaia Walsh

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MessageSujet: just keep me up, keep me up, hollywood here we come //oz   Dim 29 Mai - 14:38



just keep me up

ses doigts glissent dans sa tignasse bouclée, elle inspire une dernière fois, fait apparaître son décolleté et rentre dans l'immense villa. gaia ne sait pas qui organise la fête, gaia ne sait pas non plus qui sera là. elle aperçoit une ombre de loin, et elle est presque sûre qu'il s'agit d'une de ses amies d'université. elle ne sait pas vraiment si venir ici était une bonne idée, mais elle n'avait rien à faire ce soir, et ici, l'alcool devenait vite gratuit. c'est rempli de monde, et des couples s'embrassent sur le canapé, pendant que d'autres s'en vont à l'étage. et des gens dansent, boivent, fument. elle a entendu dire qu'il y avait une piscine dehors, et elle ne serait pas étonnée de voir des gens y finir habillés. c'est la routine, tout ça. les villas immenses, les bouteilles hors de prix, la drogue qu'on passe de bras en bras. c'est la maison familiale, mais les parents ont du partir à l'autre bout du monde, alors la fille veut faire la belle, ou le fils veut ramener du monde. qui sait. mais en fin d'compte, rien ne change vraiment. ils sont remplis d'argent, et gaia aussi. ils savent faire la fête, ne vivent que pour ça, puisque travailler n'est pas vraiment prévu. c'est le genre de fête où les flics apparaissent à la fin et où les mineurs doivent s'enfuir en courant, sautant par-dessus des haies soigneusement taillées. gaia, c'est peut-être bien la plus jeune de la fête, et elle ne sait même pas si quelqu'un l'a vue rentrer. mais elle s'en fout. elle avise des mecs au comptoir, pas loin du dj. elle demande à quelqu'un d'lui servir un verre. il est mignon, elle lui sourit. il a bu, un peu trop sûrement. et elle, pas assez pour rester lui parler. alors elle déambule, son verre à la main, dans cette villa remplie de gens qu'elle doit sûrement connaître mais à qui elle n'a jamais prêté attention. elle boit plus qu'elle ne danse, plus qu'elle ne parle. elle sourit beaucoup. jusqu'à ce que quelqu'un d'autre intercepte son sourire. et voilà qu'elle est repartie, gaia. gaia j'suis plus grande que je ne suis vraiment. gaia qui drague constamment. gaia qui pense qu'elle aurait dû appeler tyler au lieu de rester ici. gaia qui continue de danser, les yeux fixés sur le brun en face d'elle. c'est vrai qu'il est mignon. avec sa barbe de trois jours, sa peau métisse et ses yeux à tomber. et le manège continue, jusqu'à ce qu'ils s'éloignent du groupe pour se poser plus loin. gaia et l'inconnu, tous les deux le verre à la main, qui discutent de tout et de rien. il est mignon, ce con. et pas bête du tout. elle apprend qu'il fait des études d'art, et les voilà tous les deux partis sur une critique de l'art urbain new-yorkais. elle ne lui demande pas son nom, et il ne demande pas le sien. parfois, il prend une mèche de ses cheveux entre ses doigts. elle lui dit qu'elle étudie la science et les nombres, il prend un air impressionné. d'où est-ce qu'elle vient, demande-t-il. elle sourit, se ressert, boit encore. le monde tourne un peu, et le mec en face d'elle devient de plus en plus charmant. du guatemala, s'entend-elle répondre. mais d'ici, elle rajoute. ma famille est d'ici. son autre famille, la vraie, a préféré la laisser derrière. il sourit, raconte une blague. un truc bête, trop bête, mais elle rit à gorge déployée. le temps d'une nuit, gaia veut oublier. oublier la famille qui l'a elle-même oubliée, oublier les emmerdes à la maison, oublier l'université, oublier qu'il a sûrement six ou sept ans de plus qu'elle.
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Oskar Furlane

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MessageSujet: Re: just keep me up, keep me up, hollywood here we come //oz   Dim 29 Mai - 18:52



@ the box on chrystie street. get your ass down here. Oskar verrouilla du bout du pouce son insistant iPhone et le renvoya case départ. Au fond de sa poche. Entre son déni et sa lassitude. Elle verrait le "seen: 00.52 AM" mais la réponse ne viendrait pas. Et elle comprendrait, comme elle comprenait toujours. Il avait pourtant essayé de la convaincre d'être sa cavalière pour la soirée, les sulfureux vingt-cinq ans d'une paire de jumeaux qu'ils avaient vaguement fréquentés au lycée, mais Liv avait poussé son caractéristique "t-t-t" dubitatif. Party in the Bronx? Over my dead body. / Oh c'mon, it's Riverdale! / Over. My. Dead. Body. Il avait haussé les épaules, en reddition. Et elle avait souri. Malgré le fait que la conversation ait été téléphonique, ils s'étaient compris. Alors, elle comprendrait. Il y avait quelque chose d'à la fois réconfortant et surréaliste, à naviguer parmi d'anciennes connaissances. Pour quelques heures, sous le joug de la nécessité, ils régressaient tous. Enfilaient leurs alter-egos, huit piges auparavant. Class of '08,  massée autour de trop d'alcool et beaucoup de souvenirs. Davantage présents pour le déjà vu que pour la célébration, retournant sur la scène du crime. Le décor de leur légendaire graduation party. Remplissant son verre à nouveau, il se demanda ce qu'il foutait là. Pas circonspect. Contemplatif. Il n'appréciait même pas la personne qu'il était, il y a huit ans. Qui voulait-il retrouver, exactement ? La vérité ? Liv, sur Chrystie street. Le confort de la réalité. Du présent continu. Mais il était venu, jusqu'à Riverdale, jusqu'à huit ans auparavant, et il était trop fier. Aussi Oz partit explorer son flashback, suspectant, en en croyant les regards mielleux jetés au-dessus des Cosmopolitans roses, que pas moins de trois conquêtes de jeunesse étaient intéressées par une remise à jour. Callista Jones fut la première à venir poser la main sur son bras. "Weird to be back, uh? Remember… last time we were here?" Ongle du pouce entre les dents, moue faussement gênée.  Quelques baisers empressés dans la piscine, qui s'était prolongés contre la façade du manoir. A vrai dire, non. Sans ce titillement verbal, il ne s'en serait jamais souvenu. Elle avait été entièrement oubliable. D'ailleurs, malgré ses doigts serrés autour de son coude, il la sentait déjà disparaître. "Hm, right." Elle perdait en couleur, car l'œil d'Oz était attiré par la lumière. La lumière, jambes nues. La lumière, au décolleté bien trop plongeant. La lumière, lévitant sur la terrasse. "Excuse me one sec'." Un sourire bref, et il avait disparu. Se frayant un chemin parmi les fantômes. Droit sur elle. Droit sur eux ? Il ignorait s'il devait rire ou soupirer. Dilemme standard, lorsqu'elle était impliquée. Elle tourna les yeux vers lui, mais Oz avait déjà les siens posés sur son compagnon. "Your sister's looking for you, man. I think she's upstairs." Il ponctua sa remarque d'un regard rond qui signifiait : c'est tout ce que je sais. Ce n'était pas un mensonge, pas tout à fait. C'est scientifique chez les jumeaux, à un niveau subconscient, ils recherchent toujours la présence de l'autre ou une connerie du genre. Si c'est Discovery Channel qui le dit… "Shoo!" insista-t-il, et cela suffit. Dans un sourire désolé lancé à Gaia, le birthday boy s'engouffra dans la villa. Laissant à Oz tout le loisir de détailler la fierté dans laquelle la jeune femme s'était drapée. S'appuyant contre le garde-fou, il la survola des yeux, allant finalement les poser ostentatoirement sur le verre, la bouée des party crashers, tintant contre ses bagues. "It's getting pretty late. Don't you have homework to do, love?" Privilège de ceux qui ont toujours été là. Qui savent exactement quelles ficelles tirer. Car, pour justifier la garde rapprochée, son âge était un meilleur prétexte que l'évidence. "Does Em know you're here?" Il connaissait la réponse. Il les connaissait toutes. Il savait que sa meilleure option, c'était de tout simplement arrêter de poser des questions.
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Gaia Walsh

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MessageSujet: Re: just keep me up, keep me up, hollywood here we come //oz   Lun 30 Mai - 0:58




just keep me up

elle a la tête qui tourne un peu trop. elle a bu trop vite, trop tôt, et se rend compte que c'était pas vraiment une bonne idée de venir ici. là où elle ne connaît personne. puis elle apprend que le mec en face d'elle est en réalité celui qui a organisé la fête. avec sa jumelle. et voilà gaia, repartie loin dans ses pensées, qui arrête d'écouter. elle aussi, elle aurait aimé avoir une jumelle. pour sur, elle a emmet. et sa sœur. et son frère, aussi, mais celui-là, c'est bien différent. mais une jumelle, elle aurait adoré. une qui lui ressemblerait goûte pour goûte. gaia se demande comment elle aurait été. une littéraire, sûrement. avec la tête plongée dans les livres et à mi-chemin dans les nuages. elle sourit au birthday boy. "ooooh happy birthday!" et elle sourit à nouveau. trop de sourire, et du bonheur imaginaire, procuré par la boisson qui circule dans ses veines depuis tout à l'heure. elle le laisse parler, puisqu'après tout c'est son anniversaire. puisqu'après tout il est mignon. elle ose même lui dire, et son sourire charmeur lui fait plaisir. peut-être qu'elle tient quelque chose avec cet étudiant d'art. plus qu'une nuit. mais elle entend des pas non loin d'elle et une force étrange la fait tourner la tête. ça aurait pu être n'importe qui. n'importe qui sauf lui. mais c'est oskar qui lui fait face. et dieu sait que cet homme, c'est pas n'importe qui. il dit à l'autre de partir voir sa sœur. elle n'y croit même pas, depuis quand il aide les gens comme ça, hein. "see ya later handsome!" et le handsome en question lui sourit. les yeux de gaia se reposent sur oz. oz qui lui fait la morale. est-ce qu'elle a des devoirs. est-ce que son frère sait qu'elle est la. mais au fond, ses questions n'importent pas. ce qui importe, c'est le love qui a ponctué la fin de sa phrase. elle avale sa salive. elle ne sait pas si elle rougit, mais l'alcool l'a sûrement déjà rendue rouge de toute façon. alors elle joue l'indifférente, alors que dans son coeur, à gauche, ça fait boum boum boum. "nah, i'm done." ou alors, elle ne les fera pas. elle a fait ceux qui seront notés, ceux qui importent, en somme. "does he have to?" elle sourit malicieusement, s'appuyant elle aussi contre le mur. il fait nuit, maintenant, et la pleine lune éclaire le visage d'oskar. c'est une gaia perdue dans ses pensées, ou perdue dans l'alcool, plus exactement, qui lui fait face. une gaia qui le trouve beau et qui, ses prunelles posées sur lui, ne se prive pas de le détailler. l'alcool lui donne confiance, à la gamine, et oz le sait. oz sait tout, oz la connaît par cœur. et ce, depuis la nuit des temps. elle boit une gorgée dans son verre, ferme les yeux un quart de seconde. "what are you doing here?" il connaît sûrement les gens, et sûrement qu'il s'est fait invité. mais sa question ne s'arrête pas là. non, gaia demande pourquoi il est venu la voir à elle. pourquoi est-ce qu'il ne part pas se chercher un joint avec les mecs du fond du jardin, pourquoi est-ce qu'il ne saute pas dans la piscine alors que des tonnes de filles n'attendent que ça. pourquoi il est venu la voir, elle. pourquoi est-ce qu'il lui fait ça, hein. pourquoi est-ce qu'il lui inflige ça. parce que gaia, elle l'aime bien, oz. et surtout lorsqu'il est juste devant elle, éclairé par la lune, et qu'elle a l'impression que le temps d'un instant, il n'est qu'à elle. "oz." elle ne l'a jamais appelé oskar, du plus loin qu'elle se souvienne. oz, comme le magicien. oz, depuis qu'ils sont gamins. "his sis was really looking for him?" or you just wanted him to go away. mais la seconde partie de sa question reste muette. suspendue dans l'air, quelque part entre l'insouciance et les sentiments.
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Oskar Furlane

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MessageSujet: Re: just keep me up, keep me up, hollywood here we come //oz   Lun 30 Mai - 10:46

"See ya later handsome." Oz ne prit même pas réellement la peine de rouler des yeux discrètement. Le type vivait dans le Bronx, for crying out loud. Sa propre mauvaise foi le fit sourire. Liv, sors de ce corps. Il n'avait aucun scrupule à lui casser son coup. Du point de vue d'Oskar, s'interposer était carrément une B.A. S'il ne le faisait pas exactement pour Gaia – bien qu'elle l'aurait sans doute remercié, si elle connaissait les travers de birthday boy aussi bien que lui -, c'était pour Emmet. Emmet qui connaissait bien les jumeaux, pour avoir partagé ses années lycée avec eux. Trop bien. Qui n'aurait pas voulu savoir sa petite sœur en si mauvaise compagnie. Elle avait bon dos, la loyauté. Car dans le fond, Oz se doutait qu'aux yeux de son meilleur ami, des griffes du loup à celles du tigre, la différence était mince. Et pourtant, songea Oz. Et pourtant, lui, il ne laisserait rien lui arriver. Aussi, quand elle lui demanda, avec le sourire espiègle de celle qui sait exactement comment obtenir ce qu'elle voulait, s'il était indispensable de prévenir son frangin de sa présence ici, Oz soupira. Non, et elle le savait parfaitement. Non. Parce qu'il garderait ses secrets. Parce que c'est ce qu'il faisait toujours. "Well, I'm keeping an eye on you, then." Le ton était clair, le lever de sourcil aussi : c'était sans discussion. C'était on-ne-peut-plus-clair à l'expression rêveuse de Gaia, à la couleur dans ses pommettes, à la façon dont ses hanches oscillaient doucement : elle avait bu. Il aurait été extrêmement mal placé pour lui faire la leçon sur ce sujet, lui qui avait toujours considéré la limitation des vingt-et-un ans comme une gentille recommandation à allègrement mettre de côté. Une loi qui ne s'appliquait qu'à ceux dont papa-maman n'avaient pas les moyens de payer la caution, de faire disparaître les preuves. Il y avait la manière impudique dont elle l'observait, aussi, sourcils hauts sur le front fier, qui témoignait de l'incendie dans sa gorge. Gaia, Gaia, Gaia. Quand elle lui demanda ce qu'il faisait là, il laissa échapper un rire grave. Se redressa pour la toiser de toute sa taille, avantage dont il abusait depuis qu'elle avait l'âge de se tenir debout. "You really want to go there?" Sourcil en angle droit, hautement dubitatif. "What are you doing here, more like. Who did you even come with?" Il se doutait de sa réponse, comme de toutes. Elle n'avait besoin de personne, Lady Liberty. Pas même de lui. En guise de promesse, en guise de laisser-passer, il vint doucement cogner son verre contre celui de Gaia et s'accorda une longue gorgée de dry martini. Les mains contredisant les mots. Un grand classique, chez lui. "His sis was really looking for him?" Ses lèvres se retroussèrent contre ses dents. Il tenta de noyer son amusement dans son verre. Elle le connaissait trop bien pour s'attendre à ce qu'il joue selon les règles. Avant même qu'il ne dépose son cocktail sur la rampe en teck qui dessinait les contours de la terrasse, il savait que celui-ci allait laisser une trace. Ce qui ne l'empêcha pas de le faire. Il balaya l'intonation accusatrice de la voix de la jeune femme d'un revers de main négligeant. "They're twins. I mean, she would have been looking for him eventually, anyway. The way I see it, I'm saving all of you time." Sourire narquois. Il se pencha vers elle pour ajouter, à voix basse. "You're welcome." Jouer les petits malins n'était jamais plus satisfaisant qu'en présence du Génie. Il se recula. Laissa son regard se perdre parmi les fêtards leur faisant face. Croisa celui de Callista Jones, de l'autre côté de la piscine. Entamant son second Cosmopolitan. "The guy's a douchebag. Trust me." Il arracha ses yeux, perdus quelque part dans l'atmosphère entre Callie et lui, et non pas rivés sur elle comme, à en croire son sourire mutin, elle semblait l'interpréter, et les posa sur Gaia. Magnétisme aussi féroce que la crinière. "He takes selfies in front of dead pigeons and calls them his 'art pieces'. Unironically. Seriously, you're better than that." Et si cela ne suffisait pas, le dédain qui dégoulinait de sa voix pourrait servir de preuve.
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Gaia Walsh

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MessageSujet: Re: just keep me up, keep me up, hollywood here we come //oz   Lun 30 Mai - 23:57

il rit. c'est tout ce qu'elle remarque, tout ce qui importe. il rit de sa voix grave, et lui dit juste avant qu'il gardera un œil sur elle. qu'il le fasse donc, qu'il en garde même deux, et s'il pouvait au passage lui remplir son verre, elle lui en serait reconnaissante. mais elle ne dit rien, gaia. elle reste muette, elle le laisse parler. parle donc, oz. gaia l'écoute attentivement, mais sa compréhension est un peu limitée. elle a les yeux qui brillent, la gamine. et elle ne saurait dire si c'est à cause de l'alcool ou à cause du mec devant elle. il est grand, elle vient de le remarquer. il vient de se redresser, il la toise. qu'est-ce qu'elle fait là. « i don't know. » c'est sorti tout seul. « i mean, i'm here to have a good time. because everyone is out. beause mila went to that thing. because em isn't at home, neither is cami. » toute seule, la brune. elle aurait pu accompagner certains de ses amis, c'est vrai. mais elle n'avait pas envie. elle avait envie de voir de nouvelles têtes. « well, i'm with ya now. » elle lui sourit. elle est venue seule et il le sait. oh puis il trinque. bois, oz. vas-y, accompagne la sœur de ton meilleur ami dans sa descente dieu sait où. et pendant qu'il boit, elle en profite pour regarder autour d'elle. la piscine n'est pas loin. elle n'est pas habillée pour nager, la gaia. dans sa robe noire, avec ses boucles d'oreilles et ses bagues par milliers, c'est sûrement pas l'idéal. mais sur le coup, cela semble être une bonne idée. elle va proposer à oz d'aller se baigner, après. après qu'il ait lui aussi bu quelques verres, parce qu'elle ne supporterait pas d'entendre un refus. elle n'aime pas les non, gaia. et surtout pas un non à la oz. un non à la oz, ça brise des coeurs, ça fend des miroirs. ça fend les gaia, aussi. « obvisouly. you're such a nice guy, oz. » elle rit. « oh boy, does he really… ?? » elle éclate de rire. il semble si dédaigneux, si indigné. un rire cristallin, un peu provoqué par l'alcool, mais surtout par la pensée du mec mignon en train de se prendre en photo aux côtés d'oiseaux morts. « that's creepy. » elle en a les larmes aux yeux, la gaia. elle baisse la tête, s'essuie le visage et toujours euphorique, le relève, et pose une main sur l'épaule d'oskar. elle prend un air mystérieux. ou du moins, elle essaye. sa main glisse son menton, elle lui baisse le visage. et d'une voix digne d'un mauvais film d'horreur. « but what do you know about art, ey ? » puis, enfin, elle entend la dernière partie de sa phrase. déglutit. il faut qu'il arrête, qu'il arrête de lui faire ça. surtout lorsqu'elle a bu, et qu'elle n'est pas au maximum niveau contrôle de soi, contrôle de paroles ou de sentiments. elle décide d'ignorer. mais elle a envie de crier gaia. lui demander si elle vaut vraiment mieux que ça. lui demander de lui en trouver un ou une, de mec ou de fille digne d'elle. elle n'attend que ça. show her the right guy. trouve-le donc et elle t'en sera reconnaissante, c'est promis. mais en attendant, elle est perdue. perdue dans le grand océan de la vie. ou de l'alcool, allez déterminer duquel des deux il s'agit en ce moment. « they need to put better music. i'mma show them what good music sounds like... which is not like that electronic shit. » déterminée, la gaia. et envolée, son envie de baigner. ça sera pour plus tard, surement. lorsqu'il passeront quelque chose de correct. comme du rock des années quatre-vingts. ah, ça serait bien ça. ou du rap, du bon rap, un truc qui touche en plein coeur, un truc qui fait sourire les tympans. parce que le boum boum boum à répétition, ça lui casse vite la tête à gaia. alors elle prend la main d'oskar, en oublie même son verre, et sans laisser le choix au jeune homme, elle l'entraîne à la recherche du dj. elle l'avait vu tout à l'heure, mais elle l'a perdu. fuck.
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Oskar Furlane

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MessageSujet: Re: just keep me up, keep me up, hollywood here we come //oz   Mar 31 Mai - 18:23

Et il se demandait ce que c'était exactement, chez elle, qui le faisait toujours céder. Ses grands yeux de biche. Ou la communication tellement facile entre eux, tellement familière, étrangement mêlée à l'impression de devoir, à chaque rencontre imprévue, tout reprendre à zéro. Ou peut-être encore son air mélancolique sous la couche de fierté alcoolisée, la solitude sous les bijoux. Précisément, c'était cette carte qu'elle avait choisi de jouer, car elle le connaissait trop bien. La petite sœur désertée, celle qu'on laissait invariablement derrière. Ou peut-être choisissait-elle ces mots simplement parce qu'ils étaient vrais– et Oz avait passé trop longtemps à apprendre à se méfier pour parvenir à se défaire de l'habitude. Le chant des sirènes, robe étroite et cheveux au vent. Il retint sous la langue la question évidente : pourquoi refusait-elle si obstinément de traîner avec des gens de son âge ? La réponse l'était tout autant. Elle avait hâte de grandir Gaia; l'acharnement de celle qui tenait tellement à vivre à cent à l'heure qu'elle nageait dans son propre futur. Elle n'avait rien à faire dans son flashback à lui, mais elle était là, comme elle était toujours là, invoquée par la nuit et la lumière. Elle n'avait rien à faire dans son flashback, non, mais quelque part dans le Bronx, leurs deux trajectoires s'étaient rencontrées. Elle prenait le demi aveu d'Oz, à savoir le fait de l'avoir volontairement séparée de birthday boy, avec une telle désinvolture qu'il se surprit à reconstruire les faits : ça n'avait pas été égoïste, ça n'avait pas été de l'excès de zèle. Ellis avait été en train de la saouler et Oskar était venu lui porter secours, ni plus ni moins. Elle éclata de rire, rejetant la tête en arrière, ce qui ne manqua pas de le faire sourire. Lorsqu'elle riait, elle avait dix-sept ans à nouveau. Et lui aussi. Il était là, le problème. Il était dans la distance entre eux, diminuant, diminuant, main gracile contre sa joue, diminuant suffisamment pour que l'odeur de Gaia se loge entre ses sourcils, coco et orage, suffisamment pour que Callie, de l'autre côté de la piscine, s'étouffe dans son cocktail. Aussi, quand, espiègle, elle lui demanda "but what do you know about art, ey?", il laissa ses yeux courir sur elle, la survoler avec attention, rictus aux lèvres. "Oh, I know enough." Elle avait bu, et lui aussi. Pas beaucoup, certes, mais assez pour s'accorder l'immunité. Et voilà qu'elle l'entrainait dans son sillon, traçant le chemin dans ce qui était, pour elle, terra incognita. "A woman on a mission," se contenta-t-il de commenter, secrètement satisfait à l'idée que Douchebag puisse apercevoir la scène. Oz Furlane, stealing yo' girl since '08. Elle était déterminée, Gaia, mais il avait l'avantage. Point de vue privilégié et meilleure connaissance des lieux. Il ne lui fallut pas plus de trois minutes pour localiser le coupable, bien que devoir saluer deux visages familiers mais dépourvus d'intérêt avait ralenti la progression. Ils trouvèrent le DJ, bien qu'Oz aurait allègrement emballé le terme d'une dizaine de guillemets, courbé au dessus de son Mac, langue coincée au coin des lèvres. Oz n'eut aucun scrupule à le sortir de sa transe, soulevant le casque d'une de ses oreilles occupées avec la désinvolture de celui à qui on ne refuse rien. Poussant le culot jusqu'à lui glisser un President Grant dans la paume en prétendant se pencher vers lui. A force d'avoir vu le paternel faire, il avait fini par croire que c'était la seule façon de négocier. Et de toute façon, le MC avait accepté d'animer une house party dans un manoir à Riverdale. Il avait dû savoir à quoi s'attendre. Oz se retourna, s'adressant à l'oreille de Gaia pour se faire entendre, si proche des baffles. Elle sent bon, mais arrête d'y penser, arrête d'y penser, arrête - "You do realize that means you owe me a dance, right?" En guise de point d'interrogation, les premières notes de Ni**as in Paris retentirent, d'abord intégrées au morceau précédent avec plus ou moins de succès. Bien que le premier réflexe d'Oz fut de rouler des orbites – cruel manque d'imagination, mais il aurait été bien naïf de s'attendre à moins canonique que cela – il devait reconnaître que le changement d'ambiance était le bienvenu. "Or am I not douchey enough for you?" souffla-t-il à son oreille, prenant un malin plaisir à montrer les dents.
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Gaia Walsh

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MessageSujet: Re: just keep me up, keep me up, hollywood here we come //oz   Ven 3 Juin - 0:03

il la regarde. elle le sait qu'il la regarde, et c'est con mais elle tuerait pour qu'il passe son temps à la regarder. et il a beau lui dire qu'il s'y connaît en art, elle sait très bien que ce n'est pas l'cas. tout comme elle sait que la jumelle ne cherchait pas le jumeau. elle est pas bête, la gaia. elle a vite saisi. peut-être qu'elle devrait lui être reconnaissante, à oz, de l'avoir sortie de sa conversation avec monsieur je fais des selfies avec des pigeons morts. ou peut-être pas. parce qu'il était mignon, pigeon ou pas pigeon. mais elle n'a rien dit gaia. et vous savez pourquoi ? parce que ça pourrait être n'importe qui sur terre, n'importe quel mec, oskar furlane passerait avant. et c'est comme ça depuis l'day one. depuis qu'il est pote avec emmet, c'est-à-dire depuis toujours. elle marche, sa main dans la sienne pour n'pas qu'il s'en aille. si elle savait la gaia, si seulement elle savait, elle saurait qu'il ne partirait pas. mais elle a bu, et elle n'a pas envie qu'il se casse avec une autre fille, alors elle le tient. « don't make fun of me. » elle roule des yeux. néanmoins, c'est lui qui trouve la musique en premier. alors elle ne dit rien. elle le laisse parler, elle le laisse faire. il s'arrange pour changer la musique, et elle se contente de le regarder. elle attrape un verre au passage, pendant qu'il a le dos tourné. elle veut se souvenir de cette soirée, où oz l'a trouvée, mais elle veut aussi s'amuser. à ses côtés. elle repose le verre après en avoir bu une grande gorgée. il ne l'a pas vu. enfin, sûrement. enfin, elle espère. et puis au pire, il n'a rien à dire. il se retourne, s'approche d'elle, de son visage. gaia, elle a le coeur qui tambourine dans tous les sens. elle l'entend susurrer dans son oreille et sa seule envie, c'est de lui prendre la main et de lui demander de rouler. de rouler loin dans la nuit noire, avec de la musique qu'ils aimeront tous les deux, avec personne autour. mais au lieu d'ça, elle lui doit une danse. il a pas tord. puis du jay-z retentit. jay-z et kanye. un classique. « i do owe you a dance, boo. » le p'tit surnom qu'on ne relèvera pas. gaia elle même ne l'a pas remarqué. « you're the douchiest guy in the room, don't worry. » elle lui sourit d'un air angélique. toujours comme ça, la gamine. toujours le mot gentil aux lèvres. et elle lui prend la main, et la voilà en face de lui. des lumières multicolores sur les murs, et le rap à fond les oreilles. ils aiment ça, tous les deux, le rap us. ça a toujours été le cas. et elle transpire un peu gaia, elle a le maquillage qui part, le mascara un peu sous les yeux, mais l'eyelier toujours on point – parce qu'on est new-yorkaise ou on l'est pas. elle voit, du coin de l'oeil, le jumeau et la jumelle. il intercepte son regard, elle tourne brusquement la tête. elle pouffe toute seule, en bougeant son corps dans tous les sens. et elle chante, la gaia. elle chante pas vraiment bien, mais elle chante pas non plus faux. les mots sortent de sa gorge et elle se sent heureuse. et y'en a d'autres autour qui chantent, et bientôt ils sont plein à rapper. et peut-être bien qu'oz est dedans, elle ne sait plus. elle a chaud, elle transpire, mais elle chante à tue tête. et tout sort, quand sa voix sort. et quand la chanson se termine, elle reprend son souffle. elle inspire, expire, inspire. et y'a toujours oz pas loin. oz ne l'a pas quittée. oz ne la quittera pas. et en tout cas elle, elle ne le quittera jamais. promis, oskar.  « do you… do you wanna stole a bottle and leave ? just us, in the night. far away form here, and from everything.  » elle écarquille les yeux, n'arrive pas à croire qu'elle vient de dire ça. l'alcool putain. l'alcool ça fait dire des conneries.
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